Oral cues improve subject‐verb agreement in written French

Authors:
Pierre Largy, Michel Fayol
Published Online:
14 Oct 2010
DOI:
10.1080/00207590143000009
Pages:
121–131
Volume/Issue No:
Volume 36 Issue 2

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The aim of this study was to test the impact of an audible marker on the production of subject‐verb agreements. Earlier studies have shown that educated French‐speaking adults make subject‐verb agreement errors when writing as soon as a secondary task demands their attention. One hypothesis is that these errors occur primarily because in French many of the written inflections of the verbal plural are silent. However, errors of the same type have been reported in spoken English: in configurations such as “the dog of the neighbours arrive(s)”, arrive agrees with the noun closest to the verb rather than with the subject. The current experiment compares the production of subject‐verb agreements in written French depending on whether the singular/plural opposition is audible (finit/finissent) or not (chante/chantent). After having changed the tense of the verb, adult subjects had to recall, in writing, sentences which had been read aloud to them and which shared the same start (La flamme de la bougie = the flame of the candle) but contained different verbs matched for semantic plausibility and frequency, and either possessing (éblouir = to blind) or not possessing (éclairer = to illuminate) an audible singular/plural opposition. The results show that the presence of an audible marker reduces the error frequency and makes the agreement easier to manage. A chronometric study suggests that it is the competition between concurrent markers (e.g., ‐e, ‐s, ‐ent) that causes difficulties with regular verbs and that this competition is resolved at the very last moment, at the point when the marker is transcribed.

L'objectif de cette étude est de tester l'impact d'une marque audible sur la réalisation de l'accord sujet‐verbe. Les travaux antérieurs montrent que les adultes francophones cultivés commettent des erreurs d'accord sujet‐verbe à l'écrit dès qu'une tâche secondaire capte leur attention. Une hypothèse est que ces erreurs surviennent essentiellement parce qu'en français beaucoup des inflexions écrites du pluriel verbal sont silencieuses. Pourtant des erreurs de même type ont été rapportées en anglais à l'oral: dans des configurations telles que “le chien des voisins arrive”, arrive est accordé avec le nom le plus proche du verbe plutôt qu'avec le sujet. La présente expérience compare la réalisation de l'accord sujet‐verbe en français écrit selon que l'opposition singulier/pluriel est audible (finit/finissent) ou non (chante/chantent). Des adultes doivent rappeler par écrit après avoir modifié le temps du verbe des phrases présentées oralement, comportant les mêmes débuts (La flamme de la bougie) mais des verbes différents appariés quant à la plausibilité sémantique et à la fréquence et comportant (éblouir) ou non (éclairer) une opposition singulier/pluriel audible. Les résultats montrent que la présence d'une marque audible diminue la fréquence des erreurs et rend l'accord plus facile à gérer. Une étude chronométrique suggère que c'est la compétition entre marques concurrentes (e.g., ‐e, ‐s, ‐ent) qui provoque la difficulté avec les verbes réguliers et que cette compétition est résolue au tout dernier moment, lors de la transcription de la marque.

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