From “blame by praise” to “praise by blame”: Analysis of vocal patterns in ironic communication

Authors:
Luigi Anolli, Rita Ciceri, Maria Giaele Infantino
Published Online:
21 Sep 2010
DOI:
10.1080/00207590244000106
Pages:
266–276
Volume/Issue No:
Volume 37 Issue 5

Additional Options

From a communication psychology point of view, irony is not only a rhetorical figure or a cunning linguistic device, but also an articulated strategy for a flexible negotiation of meaning, as well as for establishing and maintaining relations with others. Within the “irony family” phenomena our attention is focused on the sarcastic irony generated in a conflict context (“praise by blame”) and on the kind irony produced in a cooperation context (“blame by praise”). The effects of the variability of contextual cues on the vocal variables (Fo, energy, time) of irony were studied. Through the analysis of the vocal features of standard phrases in a conflict or cooperation context, an ironic dominant pattern has been found consisting of caricatured vocal traits, although differences referring to the two ironic expressions came out. From a subject‐by‐subject analysis, four ironic patterns were obtained: (1) in the cooperation context (a) a rather high and changeable pitch and strong energy (“bantering” joy) were observed, as well as (b) a low and monotone pitch and strong energy (emphatic mark of tenderness); (2) in the conflict context (a) a very high and changeable pitch, strong energy, and slow rate of articulation (“accented banter”) were found, as well as (b) a low and not very changeable pitch, slow rate of articulation, and steadily soft energy (like scorn and cold anger). Following these four vocal patterns, the ironic voice could be defined as a “voice of banter.” In such a way, irony appears as a method used to manipulate the weight of indirect speech, which allows the efficacy of the word and the innocence of silence. Moreover, the ironist can be described as an able director of his own image, able to play with the voice. Within social relationships, in fact, he can use his own voice for calibrating strategically his ways of (un)masking himself to the others.

Du point de vue de la psychologie de la communication, l'ironie n'est pas seulement une figure de rhétorique ou un astucieux dispositif langagier, mais aussi une stratégie articulée à la fois pour une négociation flexible du sens et pour établir et maintenir les relations avec les autres. Dans la “famille de l'ironie”, on a concentré l'attention sur l'ironie sarcastique générée dans un contexte conflictuel (“éloge par des reproches”) et sur l'ironie débonnaire produite dans un contexte de coopération (“reproches par l'éloge”). Les effets de la variabilité des éléments contextuels sur les variables vocales (Fo, énergie, temps) de l'ironie ont été étudiés dans cette recherche. A travers l'analyse des traits vocaux des expressions standards dans un contexte de conflit ou de coopération, un modèle ironique dominant se distingue, consistant en traits vocaux caricaturés, quoique des différences subsistent selon les deux expressions ironiques. Par une analyse “sujet par sujet”, quatre modèles de voix ironique émergent: (1) contexte de la coopération: (a) voix avec un ton plutôt haut et changeant et avec une forte énergie (joie “drôle”), (b) voix avec un ton bas et monotone et avec une forte énergie (marque emphatique de tendresse); (2) contexte de conflit: (a) voix avec un ton très haut et changeant, avec une forte énergie et un rythme lent (“amusement accentué”), (b) voix avec un ton bas et peu changeant, une syllabation ralentie et une énergie moyennement modeste (comme dans le cas du mépris et de la colère froide). En suivant ces quatre modèles de voix, on a pu définir la perspective de la voix ironique comme une “voix drôle”. De telle façon, l'ironie paraît comme une méthode utilisée pour manipuler le poids du discours indirect, qui permet l'efficacité de la parole et l'innocence du silence. De plus, l'ironiste peut ětre décrit comme un habile metteur en scène de sa propre image, capable de jouer avec la voix. Dans les rapports sociaux, en fait, il peut utiliser sa propre voix pour calibrer stratégiquement ses façons de se (dé)masquer lui‐měme aux autres.

Desde la perspectiva de la psicología de la comunicación, la ironía no es sólo una figura retórica o un dispositivo lingüístico ingenioso, sino que es también una estrategia estructurada para negociar flexiblemente el significado, así como para establecer y mantener relaciones con otros. Dentro de los fenómenos de la “familia de la ironía” nuestra atención se dirige a la ironía sarcástica generada en un contexto conflictivo (“elogio por reproche”) y al tipo de ironía producida en un contexto de cooperación (“reproche por elogio”). Se estudió los efectos de la variabilidad de las señales contextuales sobre las variables vocales (Fo, energía, tiempo) de la ironía. Mediante el análisis de las características vocales de las frases estándares en un contexto de conflicto o de cooperación, se encontró un modelo dominante que consta de rasgos vocales caricaturizados, aunque surgieron diferencias respecto a las dos expresiones irónicas. Del análisis sujeto por sujeto, se obtuvo cuatro modelos de ironía: (1) en el contexto de cooperación, se observó (a) un tono alto y cambiante, y energía fuerte (alegría “satírica”); así como (b) un tono bajo y monótono, y energía fuerte (una marca enfática de ternura); (2) en el contexto de conflicto, se encontró (a) un tono muy alto y cambiante, energía fuerte y una tasa lenta de articulación (“sátira acentuada”); así como (b) un tono lento y menos cambiante, una tasa lenta de articulación y energía establemente suave (como desdeño e ira fría). De acuerdo con estos cuatro modelos vocales, la voz irónica podría definirse como una “voz de sátira”. De esta manera, la ironía aparece como un método empleado para manipular el peso del habla indirecta, que permite la eficacia de la palabra y la inocencia del silencio. Es más, la persona irónica se describiría como un director de su propia imagen, capaz de jugar con su voz. Dentro de las relaciones sociales, de hecho, puede usar su propia voz para calibrar estratégicamente su forma de (des)enmascararse ante los demás.

© 2002 International Union of Psychological Science