Perceptions of ethnic discrimination by minority and majority early adolescents in the Netherlands

Authors:
Maykel Verkuyten
Published Online:
18 Oct 2010
DOI:
10.1080/00207590244000142
Pages:
321–332
Volume/Issue No:
Volume 37 Issue 6

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This research investigates perceptions of discrimination among ethnic majority and minority group early adolescents (aged between 10 and 12 years) living in the multi‐ethnic context of the Netherlands. In two studies (N = 679 and N = 2630), personal and group discrimination was examined in terms of name‐calling and social exclusion, and in relation to ethnic identity and family allocentrism. All early adolescents reported more group than personal discrimination. The personal‐group discrimination discrepancy (PGDD) was found independently of ethnic group, gender, allocentrism, and ethnic identity. Hence, the PGDD seems a more general phenomenon that already exists among early adolescents and across different domains. However, minority group participants perceived far more discrimination overall than majority group early adolescents, and the Turkish participants reported more discrimination than the Moroccan and Surinamese early adolescents. Furthermore, family allocentrism was positively related to perceived discrimination among all ethnic groups in Study 2 and among the Dutch in Study 1. In agreement with ethnic identity development models, strength of ethnic identity was not related to perceived discrimination. Ethnic identity was, however, positively related to allocentrism. In both studies, ethnic minority group participants had higher scores for allocentrism and for ethnic identity than majority group participants. In addition, boys had stronger ethnic identity than girls and ethnic identity was negatively associated with perceived discrimination for the boys but not for the girls. It is concluded that in order to understand early adolescents' perception of discrimination it is necessary to pay attention to basic (cognitive) tendencies that cross ethnic lines, to cultural and status differences between the majority group and ethnic minorities as a category and between ethnic minority groups, and to within‐group differences or individual level variables.

Cette recherche explore les perceptions de discrimination entre jeunes adolescents (entre dix et douze ans) qui font partie de groupes ethniques majoritaires et minoritaires qui habitent dans un contexte multiethnique en Hollande. En deux études (N = 679 et N = 2630) on a examiné la discrimination personnelle et de groupe, en termes d'insultes et d'exclusion sociale et aussi par rapport à l'identité ethnique et l'allocentrisme familial. Tous les jeunes adolescents ont manifesté une plus grande discrimination de groupe que personnel. On a trouvé une divergence entre la discrimination personnelle et celle de groupe (DDPG), indépendamment du groupe ethnique, genre, allocentrisme et identité ethnique. Donc, apparemment la DDPG est un phénomène plus général qu'on trouve chez les jeunes adolescents dans différents contextes. Cependant, au total, les participants qui appartiennent á des groupes minoritaires ont perçu beaucoup plus la discrimination que ceux qui appartiennent à des groupes majoritaires, les Turques ont rapporté plus de discrimination que ceux du Maroc et du Surinam. En outre, l'allocentrisme familial a été mis en rapport positivement avec la discrimination perçue par tous les groupes ethniques dans la deuxième étude et pour les Hollandais dans la première étude. Conformément aux modèles de développement de l'identité ethnique, la force de celle‐ci n'a pas été associée avec la discrimination perçue. Néanmoins, l'identité ethnique a été positivement associée avec l'allocentrisme. Dans les deux études, les participants qui appartiennent à des groupes ethniques minoritaires ont présenté des qualifications plus hautes d'identité ethnique et d'allocentrisme que les groupes majoritaires. De méme, les hommes ont montré une identité ethnique plus forte que les femmes, pour les hommes exclusivement, l'identité ethnique a été associée négativement avec la discrimination perçue. On déduit que pour mieux comprendre la perception de discrimination des jeunes adolescents, il faut faire attention aux tendances basiques (cognitives) qui croisent les lignes ethniques, aux différences culturelles et de rang social entre les groupes majoritaires et minoritaires en tant que catégorie, à celles entre groupes minoritaires, aux différences à l'intérieur du groupe ainsi qu'aux variables individuelles.

Esta investigación explora las percepciones de discriminación entre adolescentes jóvenes (entre diez y doce años) pertenecientes a grupos étnicos mayoritarios y minoritarios que habitan en un contexto multiétnico en Holanda. En dos estudios (N = 679 y N = 2630), se examinó la discriminación personal y de grupo en términos de insultos y exclusión social, y en relación con la identidad étnica y el alocentrismo familiar. Todos los adolescentes tempranos manifestaron mayor discriminación de grupo que personal. Se encontró una discrepancia entre la discriminación personal y la de grupo (DDPG), independientemente del grupo étnico, género, alocentrismo e identidad étnica. Por consiguiente, la DDPG aparentemente es un fenómeno màs general que existe ya desde la adolescencia temprana y en diversos contextos. No obstante, en total, los participantes pertenecientes a grupos minoritarios percibieron mucho màs discriminación que los pertenecientes a grupos mayoritarios, y los turcos refirieron màs discriminación que los de Marruecos y Surinam. Ademàs, el alocentrismo familiar se relacionó positivamente con la discriminación percibida entre todos los grupos étnicos en el estudio 2 y entre los holandeses en el estudio 1. De acuerdo con los modelos del desarrollo de la identidad étnica, la fuerza de la identidad étnica no se asoció con la discriminación percibida. La identidad étnica se asoció positivamente, sin embargo, con el alocentrismo. En ambos estudios, los participantes pertenecientes a grupos étnicos minoritarios presentaron calificaciones màs altas de alocentrismo e identidad étnica que los de grupos mayoritarios. Asimismo, los varones mostraron una identidad étnica más fuerte que las mujeres y, en el caso de los hombres, pero no de las mujeres, la identidad étnica se asoció negativamente con la discriminación percibida. Se concluye que para comprender mejor la percepción de discriminación de los adolescentes tempranos es necesario prestar atención a las tendencias básicas (cognoscitivas) que cruzan las líneas étnicas, a las diferencias culturales y de estatus entre los grupos mayoritarios y los minoritarios como una categoría y a aquellas entre grupos minoritarios, y a las diferencias al interior de los grupos o a variables individuales.

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