Impact of comparisons with out‐group members on women's self‐esteem: Role of the stereotypical connotation of the performance context

Authors:
Delphine Martinot, Sandrine Redersdorff
Published Online:
13 May 2010
DOI:
10.1080/00207590344000015
Pages:
348–358
Volume/Issue No:
Volume 38 Issue 6

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Although upward comparisons may threaten people's self‐esteem, research has argued that this is not the case if the comparison other is an out‐group member. To protect their self‐esteem individuals would dismiss upward comparison information involving out‐group members as not being self‐relevant. We suggest that use of this self‐protective strategy is dependent on the stereotypical connotation of the performance context. Women's self‐esteem would suffer from upward out‐group comparisons on a male‐labelled task but not on a female one because the assumed expertise of women in the latter domain would allow them to reject the comparison information. To test this hypothesis, female participants were led to believe that they were Z‐types group members in comparison with X‐types group members. After doing a test presumably designed to assess either their verbal‐spatial ability (male‐labelled task) or their sociorelational expressiveness (female‐labelled task), they were exposed to bogus information on the performance of three other individuals who were always described as X‐types group members (out‐group members). These out‐group members had performed either better (upward comparison) or worse (downward comparison) than the participants themselves. Supporting the hypothesis, women who had been confronted with the superior performance of out‐group members on the male‐labelled task reported lower self‐esteem than those confronted with the superior performance of out‐group members on the female‐labelled task. When women perform a stereotypically female task, upward comparisons with out‐group members do not decrease their self‐esteem, suggesting that women are in a position to protect their self‐esteem by dismissing the self‐relevance of such comparisons. The assumed expertise of women as a function of the stereotypical gender connotation of the performance context could explain such results. The influence of the social division of gender roles on women's social identity is discussed. La littérature suggère que les comparaisons ascendantes menacent L'estime de soi des individus, sauf lorsque ces comparaisons se déroulent avec des membres d'un exogroupe. En effet, les individus se protègeraient de telles comparaisons en ne les estimant pas pertinentes. Toutefois, nous suggérons que L'utilisation d'une telle stratégie d'auto‐protection dépend de la connotation stéréotypique du contexte de performance. Ainsi, L'estime de soi des femmes serait affaiblie par des comparaisons ascendantes avec des membres d'un exogroupe uniquement si ces dernières portent sur un domaine stéréotypiquement perçu comme masculin et non sur un domaine stéréotypiquement perçu comme féminin. Pour tester cette hypothèse, des participantes sont conduites à croire qu'en tant que membres du groupe des types‐Z elles vont être comparées aux membres du groupe des types‐X. Après avoir réalisé un test supposé évaluer soit leur capacité spatio‐verbale (tâche à connotation masculine) soit leur expressivité socio‐relationnelle (tâche à connotation féminine), elles reçoivent de L'information fictive sur la performance de trois autres individus, toujours présentés comme des membres du groupe des types‐X (exogroupe). Ces trois personnes ont soit mieux réussi (comparaisons ascendantes) soit moins bien réussi (comparaisons descendantes) que les participantes. Conformément à L'hypothèse, les femmes confrontées à de meilleures performances des membres de L'exogroupe présentent une estime de soi plus faible uniquement lorsqu'elles ont réalisé une tâche à connotation masculine. Quand les femmes réalisent une tâche stéréotypiquement féminine, les comparaisons ascendantes avec des membres de L'exogroupe ne diminuent pas leur estime de soi, ce qui suggère que les femmes sont alors capables de protéger leur estime de soi en rejetant ces comparaisons comme non‐pertinentes. L'expertise supposée des femmes en fonction de la connotation sexuelle stéréotypique du contexte de performance pourrait expliquer de tels résultats. La discussion porte ainsi sur L'influence de la division sociale des rôles de genre sur L'identité sociale des femmes. La literatura de investigación sugiere que las comparaciones ascendentes amenazan la auto estima de las personas, a menos que con quien se comparen no sea miembro de su mismo grupo. Para proteger su auto estima, los individuos rechazarían las comparaciones ascendentes con personas ajenas a su grupo por considerarlas irrelevantes para sí mismos. Se sugiere que el uso de esta estrategia de auto protección depende de la connotación estereotipada del contexto en el que se desempeñe la persona. La auto estima de las mujeres sufrirá sólo si se comparan ascendentemente contra alguien, perteneciente a un grupo ajeno al propio, que se desempeñe en un dominio percibido como masculino, pero no en dominios percibidos como femeninos. Para someter a prueba esta hipótesis, se hizo creer a las participantes que eran miembros de un grupo tipo Z que se comparaba con los miembros de un grupo tipo X. Una vez que se habían sometido a una prueba presuntamente diseñada para evaluar, ya fuera la habilidad verbal‐espacial (tarea percibida como masculina) o su expresividad en las relaciones sociales (tarea percibida como femenina), se expusieron a información falsa acerca del rendimiento de otros tres individuos a quienes se describía como miembros del grupo tipo X (grupo ajeno al propio). Estos miembros externos al grupo de la participante habían tenido un rendimiento, ya fuera mejor (comparación ascendente) o peor (comparación descendente) que ésta. La hipótesis recibió apoyo, las mujeres confrontadas con un rendimiento superior de miembros ajenos a su grupo en la tarea percibida como masculina manifestaron menor auto estima que aquéllas confrontadas con un rendimiento superior de miembros ajenos a su grupo en la tarea percibida como femenina. Cuando las mujeres desempeñan una tarea percibida como femenina, las comparaciones ascendentes con miembros de grupos ajenos no disminuyen su auto estima, lo que sugiere que se protegen al rechazar la importancia de tales comparaciones. La supuesta pericia de las mujeres en función de la connotación sexual estereotipada del contexto en el que se desempeñan podría explicar tales resultados. Se discute la influencia de la división social de los roles de género sobre la identidad social de las mujeres.

La littérature suggère que les comparaisons ascendantes menacent l'estime de soi des individus, sauf lorsque ces comparaisons se déroulent avec des membres d'un exogroupe. En effet, les individus se protègeraient de telles comparaisons en ne les estimant pas pertinentes. Toutefois, nous suggérons que l'utilisation d'une telle stratégie d'auto‐protection dépend de la connotation stéréotypique du contexte de performance. Ainsi, l'estime de soi des femmes serait affaiblie par des comparaisons ascendantes avec des membres d'un exogroupe uniquement si ces dernières portent sur un domaine stéréotypiquement perçu comme masculin et non sur un domaine stéréotypiquement perçu comme féminin. Pour tester cette hypothèse, des participantes sont conduites à croire qu'en tant que membres du groupe des types‐Z elles vont ětre comparées aux membres du groupe des types‐X. Après avoir réalisé un test supposé évaluer soit leur capacité spatio‐verbale (tâche à connotation masculine) soit leur expressivité socio‐relationnelle (tâche à connotation féminine), elles reçoivent de l'information fictive sur la performance de trois autres individus, toujours présentés comme des membres du groupe des types‐X (exogroupe). Ces trois personnes ont soit mieux réussi (comparaisons ascendantes) soit moins bien réussi (comparaisons descendantes) que les participantes. Conformément à l'hypothèse, les femmes confrontées à de meilleures performances des membres de l'exogroupe présentent une estime de soi plus faible uniquement lorsqu'elles ont réalisé une tâche à connotation masculine. Quand les femmes réalisent une tâche stéréotypiquement féminine, les comparaisons ascendantes avec des membres de l'exogroupe ne diminuent pas leur estime de soi, ce qui suggère que les femmes sont alors capables de protéger leur estime de soi en rejetant ces comparaisons comme non‐pertinentes. L'expertise supposée des femmes en fonction de la connotation sexuelle stéréotypique du contexte de performance pourrait expliquer de tels résultats. La discussion porte ainsi sur l'influence de la division sociale des rôles de genre sur l'identité sociale des femmes.

La literatura de investigación sugiere que las comparaciones ascendentes amenazan la auto estima de las personas, a menos que con quien se comparen no sea miembro de su mismo grupo. Para proteger su auto estima, los individuos rechazarían las comparaciones ascendentes con personas ajenas a su grupo por considerarlas irrelevantes para sí mismos. Se sugiere que el uso de esta estrategia de auto protección depende de la connotación estereotipada del contexto en el que se desempeñe la persona. La auto estima de las mujeres sufrirá sólo si se comparan ascendentemente contra alguien, perteneciente a un grupo ajeno al propio, que se desempeñe en un dominio percibido como masculino, pero no en dominios percibidos como femeninos. Para someter a prueba esta hipótesis, se hizo creer a las participantes que eran miembros de un grupo tipo Z que se comparaba con los miembros de un grupo tipo X. Una vez que se habían sometido a una prueba presuntamente diseñada para evaluar, ya fuera la habilidad verbal‐espacial (tarea percibida como masculina) o su expresividad en las relaciones sociales (tarea percibida como femenina), se expusieron a información falsa acerca del rendimiento de otros tres individuos a quienes se describía como miembros del grupo tipo X (grupo ajeno al propio). Estos miembros externos al grupo de la participante habían tenido un rendimiento, ya fuera mejor (comparación ascendente) o peor (comparación descendente) que ésta. La hipótesis recibió apoyo, las mujeres confrontadas con un rendimiento superior de miembros ajenos a su grupo en la tarea percibida como masculina manifestaron menor auto estima que aquéllas confrontadas con un rendimiento superior de miembros ajenos a su grupo en la tarea percibida como femenina. Cuando las mujeres desempeñan una tarea percibida como femenina, las comparaciones ascendentes con miembros de grupos ajenos no disminuyen su auto estima, lo que sugiere que se protegen al rechazar la importancia de tales comparaciones. La supuesta pericia de las mujeres en función de la connotación sexual estereotipada del contexto en el que se desempeñan podría explicar tales resultados. Se discute la influencia de la división social de los roles de género sobre la identidad social de las mujeres.

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