Police officers' credibility judgments: Accuracy and estimated ability

Authors:
Eugenio Garrido, Jaume Masip, Carmen Herrero
Published Online:
05 Aug 2008
DOI:
10.1080/00207590344000411
Pages:
254–275
Volume/Issue No:
Volume 39 Issue 4

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A study was conducted to examine Spanish police officers' and nonofficers' lie‐ and truth‐detection accuracy, as well as their estimated detection ability. The participants were 121 police officers and 146 undergraduates who watched videotaped truthful and deceptive statements. They had to indicate: (1) whether each statement was truthful or deceptive, and (2) how good police officers were, in comparison with the general population, at detecting the truthfulness or deceptiveness of a statement. Results indicate that police officers' accuracy was not higher than that of nonofficers, rather, while the officers reached an accuracy rate close to chance probability, the undergraduates surpassed that probability. Officers had a very strong tendency to judge the statements as deceptive; this made them less accurate than the students in judging the truthful accounts, while both groups reached a similar accuracy when judging the deceptive ones. Both occupational samples considered that the police are more capable of identifying truths and lies than the general population. However, this belief was stronger among the officers themselves than among the nonofficers. No significant correlation between estimated ability and accuracy was found for either sample. The results are explained in terms of the participants' wrong beliefs about the cues to deceit and the socialization process that police officers undergo, which would increase their confidence and perceived ability while hindering their learning of the actual indicators of deceit. The need for officers to receive training is emphasized, and some directions are given on how this training should be carried out.

L’objectif visé par cette étude était d'examiner l'habileté de policiers et de non‐policiers espagnols à détecter avec exactitude les déclarations véridiques et fausses, ainsi que leur estimation de leur habileté de détection. Les participants étaient 121 policiers et 146 étudiants universitaires dont la tâche consistait à visionner un enregistrement vidéo présentant des déclarations véridiques et des fausses. Ils devaient indiquer: (1) si chaque déclaration était vraie ou fausse et (2) la capacité des policiers à détecter la véridicité ou le mensonge dans une déclaration, en comparaison avec la population générale. Les résultats indiquent que l'exactitude des policiers n’était pas plus élevée que celle des non‐policiers, même que, tandis que les policiers ont atteint un taux d'exactitude près de celui pouvant être obtenu en fonction du hasard, les étudiants universitaires ont surpassé cette probabilité. D'une part, les policiers ont montré une forte tendance à juger les déclarations comme mensongères; ceci fait en sorte qu'ils sont moins exacts que les étudiants pour juger les déclarations véridiques. D'autre part, les deux groupes ont atteint une exactitude similaire dans le jugement des fausses déclarations. Par ailleurs, les deux groupes ont considéré que les policiers ont une meilleure capacité pour identifier les vérités et les mensonges que la population générale. Cependant, cette croyance était plus forte chez les policiers eux‐mêmes que chez les non‐policiers. Aucune corrélation significative ne fut soulevée entre l'habileté estimée et l'exactitude pour les deux groupes. Les résultats sont expliqués en termes de croyances erronées des participants concernant les indices de mensonges et du processus de socialisation que les policiers vivent, lequel contribue à augmenter leur confiance et leur habileté perçue tout en entravant leur apprentissage des indicateurs actuels de mensonge. Le besoin de recevoir un entraînement pour les policiers est mis de l'avant et des suggestions sont apportées quant à la façon dont cet entraînement devrait être mené.

El objetivo de este estudio fue examinar la precisión de policías y no‐policías españoles al detectar declaraciones verdaderas y falsas, así como su capacidad estimada. Un total de 121 policías y 146 estudiantes universitarios participaron en el experimento. Su tarea consistió en visualizar unas declaraciones verdaderas o falsas grabadas en vídeo e indicar: (1) si cada declaratión era verdadera o falsa y (2) qué capacidad tiene la policía, en comparación con la población en general, para detectar la verdad o la mentira de una declaratión. Los resultados indican que la precisión de los policías no fue superior que la de los no‐policías, sino que mientras los primeros alcanzaron un nivel de aciertos cercano a lo esperado por azar, los estudiantes superaron significativamente este nivel. Los policías mostraron una fuerte tendencia a juzgar las declaraciones como falsas, lo cual les hizo menos precisos que los estudiantes al juzgar las declaraciones verdaderas; ambos grupos alcanzaron similares niveles de precisión al juzgar las falsas. Ambas muestras consideraron que la policía está más capacitada que la población en general para identificar verdades y mentiras. Sin embargo, esta creencia fue más fuerte entre los propios policías que entre los no‐policías. No se halló ninguna correlatión significativa, en ninguna muestra, entre capacidad estimada y precisión. Los resultados se explican sobre la base de las creencias erróneas de los participantes sobre las claves del engaño y del proceso de socializatión que experimentan los policías, el cual puede incrementar su confianza y capacidad percibida al tiempo que dificulta su aprendizaje de las claves reales del engaño. Se enfatiza la necesidad de los policías de recibir entrenamiento, y se ofrecen algunas orientaciones en este sentido.

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