The project of an International Congress of Psychology by J. Ochorowicz (1881)

Authors:
Serge Nicolas, Hedvig Söderlund
Published Online:
17 Feb 2007
DOI:
10.1080/00207590444000375
Pages:
395–406
Volume/Issue No:
Volume 40 Issue 6

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Since the second part of the 19th century, there has been a great increase in the number of international scientific congresses, and they appear a necessary step in the maturation of knowledge. The first person to explicitly suggest the necessity of an international congress of psychology was Julian Ochorowicz (1850–1917), who was considered the founder of Polish psychology. In 1881 he sent an article to Théodule Ribot, editor of Revue Philosophique de la France et de l'Étranger, entitled “Project of an International Congress of Psychology,” which was published in Ribot's journal. In it he described the dispersed state of psychology in 1881 and the previous 50 years, including 12 subdisciplines ranging from psychophysics to the psychology of art, and how it should aim for unification. He suggested collective efforts to progress rapidly, with widespread collaboration and the continuous exchange of observations, information, and experiments. Having international congresses would constitute a forum for such exchanges, and in his article he outlined the steps that should be taken for putting together the first international congress of psychology. The proposal was quite extensive and fanciful, making Ribot somewhat doubt its realizability. Nevertheless, the first international psychology congress took place in Paris in 1889, 8 years after the publication of Ochorowicz's article. This quick development could be attributed to the creation of the psychology societies, one of the first being La Société de Psychologie Physiologique, which was created in France in 1885. The creation of this society also contributed to psychology being recognized as a scientific domain. In line with this, the final programme of the congress was less extensive than that proposed in Ochorowicz's article, focusing on physiological aspects and ignoring the philosophical ones. In the present paper, the historical context of Ochorowicz's article is outlined, followed by a translation of his article.

Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, les congrès scientifiques internationaux se sont multipliés; ils apparaissaient comme une étape nécessaire dans la maturation du savoir. La première personne qui a explicitement proposé la nécessité d'un congrès international de psychologie fut Julian Ochorowicz (1850–1917), considéré comme le fondateur de la psychologie polonaise. En 1881, il envoie un article à Théodule Ribot, directeur de la « Revue philosophique de la France et de l'étranger », ayant pour titre « Projet d'un congrès international de psychologie » qui fut publié dans le journal de Ribot. Dans l'article, il décrit la psychologie en 1881 et son état de dispersion depuis une cinquantaine d'années, comprenant 12 sous‐disciplines allant de la psychophysique à la psychologie de l'art, et propose des solutions pour son unification. Il suggère une prise de conscience collective pour avancer rapidement, avec des collaborations et des échanges continus d'observations, d'informations et d'expériences. Les congrès internationaux constitueraient un forum pour ce genre d'échanges. De plus, dans l'article, il décrit les étapes nécessaires pour mettre en place le premier congrès international de psychologie. La proposition était très large et un peu utopique, ce qui a rendu Ribot un peu sceptique sur la possibilité de réaliser une telle manifestation. Néanmoins, le premier congrès international de psychologie se tint à Paris en 1889, 8 ans après la publication de l'article d'Ochorowicz. Ce développement rapide peut certainement être attribué à la création des sociétés de psychologie. Une des premières d'entre elles, la Société de psychologie physiologique, fut créée en France en 1885. La création de cette société contribua aussi à ce que la psychologie soit reconnue dans le domaine scientifique. En lien avec cela, le programme final du congrès fut plus restrictif que celui proposé dans l'article d'Ochorowicz puisqu'il fut centré sur les aspects physiologiques de la psychologie en laissant de côté les aspects philosophiques. Cet article contient la traduction du texte d'Ochorowicz et est précédé par une description du contexte historique de sa publication.

Desde la segunda mitad del siglo 19, el número de congresos internacionales científicos ha aumento, lo que parece un paso necesario para la maduración del conocimiento. La primera persona que sugirió explícitamente la necesidad de un congreso de psicología fue Julian Ochorowicz (1850–1917), considerado el fundador de la psicología polaca. En 1881 envió un artículo a Théodule Ribot, editor del Revue Philosophique de la France et de l'Étranger, titulado ‘Project of an International Congress of Psychology’ que Ribot publicó en su revista. En él describía el estado disperso de la psicología en 1881 y los 50 años previos, lo que incluye doce subdisciplinas que abarcan de la psicofísica a la psicología del arte, y cómo debe aspirar a la unificación. Él sugirió el esfuerzo colectivo para progresar rápidamente, con la colaboración amplia y el intercambio continuo de observaciones, información y experimentos. El congreso constituiría un foro para tales intercambios, y en este artículo delineó los pasos que debían seguirse para organizar el primer congreso internacional de psicología. La propuesta era extensa y ambiciosa, lo que hizo dudar a Ribot de su viabilidad. No obstante, el primer congreso internacional de psicología se llevó a cabo en París en 1889, ocho años después de la publicación del artículo de Ochorowicz. Este rápido desarrollo podría atribuirse a la creación de las sociedades científicas, de las cuales una de las primeras fue La Société de Psychologie Physiologique creada en Francia en 1885. La creación de esta sociedad también contribuyó a la psicología al reconocerse como un dominio científico. Dentro de este contexto, el programa final del congreso fue menos extenso que el propuesto en el artículo de Ochorowicz, al concentrarse en los aspectos fisiológicos e ignorar los filosóficos. En el presente trabajo, se delinea el contexto histórico del artículo de Ochorowicz, seguido de una traducción de su artículo.

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