Observers' decision moment in deception detection experiments: Its impact on judgment, accuracy, and confidence

Authors:
Jaume Masip, Eugenio Garrido, Carmen Herrero
Published Online:
25 Feb 2007
DOI:
10.1080/00207590500343612
Pages:
304–319
Volume/Issue No:
Volume 41 Issue 4

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Research into the nonverbal detection of deception has typically been conducted by asking observers to judge whether a number of videotaped statements are truthful or deceptive. In most cases, the behavioural segments used in this research have been very short. A typical result is that observers tend to judge the statements as truthful (truth bias). In the present experiment, observers watched a series of video clips showing senders answering three questions about an event that they had witnessed. Observers had to indicate whether each sender's statement was truthful or deceptive, their judgmental confidence, and when they had made their decision about the sender's credibility: during his or her first, second, or third answer. Competing predictions were made about the influence of the decision moment on the observers' judgments and accuracy. The results replicated most research findings reported in the US and North‐European literature, including the truth bias phenomenon. However, the proportion of judgments of truthfulness decreased as observers decided later, particularly for the deceptive statements. This yielded an increase in accuracy in judging deceptive accounts. These results are consistent with the idea that initial credibility judgments are made heuristically, either because there is not enough information available or because observers are in the first, automatic stage of current attribution and person perception models. Heuristic decision making may produce a high proportion of judgments of truthfulness. Later judgments would be made in a systematic manner. The truth bias detected in deception research may be caused by researchers having used very brief and uninformative behavioural samples. The moment when observers made their decision had only a marginal negative influence on confidence.

La recherche sur la détection non verbale de la duperie a typiquement été conduite en demandant à des observateurs de juger dans quelle mesure un certain nombre d'affirmations filmées sont véridiques ou mensongères. Dans la plupart des cas, les segments comportementaux utilisés ont été très courts. Généralement, les résultats ont montré que les observateurs ont tendance à juger les affirmations comme étant véridiques (biais de vérité). Dans la présente expérimentation, les observateurs ont visionné une série de vidéos montrant des individus répondant à trois questions concernant un événement dont ils ont été témoins. Les observateurs devaient indiquer dans quelle mesure chaque affirmation des individus étaient véridique ou mensongère, leur niveau de confiance en leur jugement et à quel moment ils ont pris leur décision à propos de la crédibilité de l'individu: durant la première, la deuxième ou la troisième réponse. Des prédictions concurrentes ont été avancées concernant l'influence du moment de décision sur les jugements et l'exactitude des observateurs. Les résultats obtenus ont confirmé la plupart des résultats de recherche rapportés dans les écrits états‐uniens et nord européens, incluant le phénomène du biais de vérité. Cependant, la proportion de jugements de véracité diminuait alors que le temps de prise de décision augmentait, ceci étant particulièrement le cas pour les affirmations mensongères. Ceci a mené à une augmentation de l'exactitude dans le jugement des mensonges. Ces résultats sont en accord avec l'idée que les jugements initiaux de crédibilité sont le produit d'heuristiques, soit parce qu'il n'y a pas suffisamment d'informations disponibles ou parce que les observateurs se trouvent dans un premier stage automatique d'attribution du moment et de modèles de perception de la personne. La prise de décision heuristique peut produire une proportion élevée de jugements de véracité. Les derniers jugements peuvent être faits de manière systématique. Le biais de vérité détecté dans la recherche sur la duperie peut être causé par les chercheurs qui ont utilisé de très brefs échantillons comportementaux contenant des informations limitées. Le moment auquel les observateurs prennent leur décision a eu une influence seulement marginalement négative sur la confiance des observateurs.

Normalmente, la investigación sobre la detección no‐verbal del engaño se ha realizado pidiendo a unos observadores que juzguen si una serie de declaraciones en vídeo son verdaderas o falsas. En la mayoría de los casos, los segmentos conductuales empleados en esa investigación han sido muy cortos. Un resultado habitual es que los observadores tienden a juzgar las declaraciones como verdaderas (sesgo de veracidad). En el presente experimento, los observadores visualizaron una serie de fragmentos de vídeo en que aparecían unos emisores respondiendo a tres preguntas sobre un acontecimiento que habían presenciado. Los observadores tuvieron que indicar si la declaración de cada emisor era verdadera o falsa, su confianza en este juicio, y cuándo habían hecho su decisión sobre la credibilidad: durante su primera respuesta, la segunda, o la tercera. Se hicieron predicciones mutuamente excluyentes sobre la influencia del momento de decisión sobre los juicios y la precisión de los observadores. Los resultados replicaron la mayoría de los hallazgos de la investigación estadounidense y noreuropea, incluyendo el fenómeno del sesgo de veracidad. Sin embargo, la proporción de juicios de verdad decreció a medida que los observadores respondían más tarde, especialmente para las declaraciones falsas. Esto generó un aumento en la precisión obtenida al juzgar tales declaraciones. Estos resultados son consistentes con la idea de que los juicios de credibilidad iniciales se hacen heurísticamente, ya sea porque la información accesible es insuficiente o porque los observadores están en el primer paso, automático, de los modelos actuales de atribución y percepción de personas. La toma de decisiones heurística puede producir una alta proporción de juicios de verdad. Los juicios posteriores se harían de forma sistemática. El sesgo de veracidad detectado en la investigación del engaño puede deberse al empleo de muestras conductuales muy breves y poco informativas. El momento en que los observadores hicieron su decisión sólo tuvo una influencia marginal de signo negativo sobre la confianza.

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