From morality to moral emotions

Authors:
Alicia E. Vélez García, Feggy Ostrosky‐Solís
Published Online:
23 Feb 2007
DOI:
10.1080/00207590500345898
Pages:
348–354
Volume/Issue No:
Volume 41 Issue 5

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Morals (defined in terms of justice, well‐being, and rights) can be distinguished from social conventionalities, which are standards for particular behaviours that are determined consensually by a certain social group. In all cultures, the notions of psychological damage, injustice, and violation of rights have been determinants for the concept of morals. The study of moral behaviour has been dominated for decades by theories that emphasize the role of reasoning in the moral judgment of adults. Debates about morality have occupied the centre of discussion among theoreticians. Morality‐driven behaviours have traditionally been attributed to logically and verbally mediated processes, commonly referred to as moral reasoning and judgment. However, certain aptitudes, such as social sensitivity and cognition, have been considered to lie at the heart of the evolution of humankind. The assimilation of rules based on punishment or reward, and the attribution of intentions, beliefs, feelings, and desires to other people are some examples of these aptitudes, which are now considered or interpreted as forerunners of human morality. The study of emotions—moral emotions in particular—has increased significantly in the last few decades. Recent proposals have emphasized the role of emotional and intuitive processes in human decision making and that emotions are central to the solution of basic problems and to interpersonal relationships. This change in perspective is the result of recent work in the fields of philosophy, cognitive psychology, affective neurosciences, and neurobiology. The field of affective neurosciences has begun to explore different types of moral emotions with different techniques, in particular neuroimaging techniques. In the field of neurobiology, investigators have started to study neural correlates of moral emotions, and have encountered interesting findings, which indicate that the human brain shows a network specialized in moral processing.

La moralité (définie en termes de justice, de bien‐être et de droits) peut se distinguer des conventions sociales qui, quant à elles, sont standard pour des comportements particuliers déterminés de manière consensuelle par un certain group social. Dans toutes les cultures, les notions de dommage psychologiques, d'injustice et de violation des droits ont été des déterminants pour le concept de la moralité. L'étude du comportement moral a été dominée pendant décennies par les théories qui mettent l'emphase sur le rôle du raisonnement dans le jugement moral des adultes. Les débats autour de la moralité sont au centre de la discussion des théoriciens. Les comportements dictés par la moralité ont été traditionnellement attribués à des processus conduits par la logique et le verbal, communément appelés raisonnement moral et jugement. Cependant, certaines aptitudes comme la sensibilité sociale et la cognition ont été considérées au cœur de l'évolution humaine. L'assimilation des règles sur la base de la punition ou de la récompense ainsi que l'attribution des intentions, des croyances, des sentiments et des désirs à d'autres personnes sont quelques exemples de ces aptitudes. Ces aptitudes sont maintenant considérées ou interprétées comme étant les précurseurs de la moralité humaine. L'étude des émotions, particulièrement les émotions morales, dans les dernières décennies a augmenté significativement. Les projets récents mettent l'emphase sur le rôle des processus émotionnels et intuitifs dans la prise de décision humaine et ont souligné que les émotions sont centrales à la solution des problèmes de base et aux relations interpersonnelles. Ce changement de perspective est le résultat des travaux récents dans le domaine de la philosophie, de la psychologie cognitive, des neurosciences affectives et de la neurobiologie. Le domaine des neurosciences affectives a commencé à explorer différents types d'émotions morales avec différentes techniques, plus particulièrement les techniques de neuroimagerie. Dans le domaine de la neurobiologie, les chercheurs ont commencé à étudier les corrélats neuraux des émotions morales et ont rencontré des résultats intéressants qui indiquent que le cerveau humain montre un réseau spécialisé dans le traitement de l'information morale.

La moralidad (definida en términos de justicia, bienestar y derechos) puede distinguirse de otras convenciones sociales, las cuales son estándares de conductas particulares determinadas en consenso por ciertos grupos sociales. En todas las culturas, las nociones de daño psicológico, injusticia y violación de los derechos han sido determinantes para el concepto de moral. El estudio de la conducta moral durante décadas ha estado dominado por teorías que enfatizan el rol del razonamiento en el juicio moral en adultos. El debate alrededor de la moralidad a ocupado el centro de discusiones entre los teóricos. Las conductas dirigidas moralmente han sido atribuidas tradicionalmente a procesos mediados lógica y verbalmente, comúnmente referidos como razonamiento y juicio moral. Sin embargo ciertas aptitudes tales como la sensibilidad social y la cognición se han considerado parte muy importante de la evolución de la humanidad. La asimilación de reglas basadas en el castigo y la recompensa, y la atribución de intenciones, creencias sentimientos y deseos hacia otras personas, son algunos ejemplos de esas aptitudes. Actualmente estas habilidades son consideradas o interpretadas como precursores de la moralidad humana. El estudio de las emociones, particularmente de las emociones morales, ha incrementando significativamente en la ultima década. Recientes propuestas enfatizan el rol de los procesos intuitivos y emocionales en la toma de decisión en los seres humanos y han enfatizado que las emociones son centrales para la solución de problemas básicos y de relaciones interpersonales. Este cambio de perspectiva es el resultado de trabajos recientes en el campo de la filosofía, psicología cognitiva, neurociencia afectiva y neurobiología. El campo de la neurociencia afectiva ha comenzado a explorar diferentes tipos de emociones morales con diferentes técnicas, en particular con técnicas de neuroimagen. En el campo de la neurobiología se ha iniciado el estudio de los correlatos neurales de las emociones morales, se ha postulado que existe una red especializada en el procesamiento moral.

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