Human ontogenesis: An indigenous African view on development and intelligence

Authors:
A. Bame Nsamenang
Published Online:
25 Feb 2007
DOI:
10.1080/00207590544000077
Pages:
293–297
Volume/Issue No:
Volume 41 Issue 4

Additional Options

Views on development and intelligence mirror mainstream Euro‐American ethnocentrism and are presented as being applicable to all of human diversity. In contrast, an African worldview visualizes phases of human cyclical ontogenesis of systematic socialization of responsible intelligence in participatory curricula that assign stage‐appropriate developmental tasks. In these curricula, knowledge is not separated into discrete disciplines, but all strands of it are interwoven into a common tapestry, which is learned by children at different developmental stages, who participate in the cultural and economic life of the family and society. This line of thought permits the integration of diverse ethnocultural realities and disparate theoretical threads into a common conceptual system—social ontogenesis. A theory of social ontogenesis addresses how, throughout ontogeny, children are co‐participants in social and cultural life. The theory anchors human development as partly determined by the social ecology in which the development occurs and by how the human being learns and develops. Its seminal concept is sociogenesis, defined as individual development that is perceived and explained as a function of social, not biological, factors. But social ontogenetic thinking does not exclude nature; it assumes that biology underpins social ontogenesis. The biological commonality that the human species shares in the genetic code plays out into a bewildering diversity of specific individuality across ecocultures. Thus, contextualist theorists stress how different ontogenetic pathways and intelligences are situated in the socio‐ecological contexts and cultural systems in which children are nurtured. The empirical grounding of this theory is based on impressionistic data from the Nso people of Cameroon, with supportive evidence in other parts of Africa. The universality of social ontogenesis offers an innovative impetus to conceptualize and generate developmental knowledge that empowers. It is a learning paradigm that permits the study of human development in the context of children's engagement of cognition when they are participants in cultural communities. This can expand visions and databases beyond restrictive Eurocentric grids.

Les points de vue sur le développement et l'intelligence reflètent l'ethnocentrisme euro‐américain dominant et sont présentés comme étant applicables à toute la diversité humaine. En contrepartie, une vision du monde africaine se représente les phases de l'ontogenèse humaine cyclique de la socialisation systématique de l'intelligence responsable dans les programmes participatifs qui assignent des tâches appropriées aux stages de développement. Dans ces programmes, la connaissance n'est pas séparée en disciplines distinctes, mais tous ses enchaînements sont entrelacés dans une tapisserie commune. Cette dernière est apprise à des stages de développement différents par les enfants qui participent à la vie culturelle et économique de la famille et de la société. Cette ligne de pensée permet d'intégrer diverses réalités ethnoculturelles et des discours théoriques disparates dans un système conceptuel commun—l'ontogenèse sociale. Une théorie de l'ontogenèse sociale aborde la façon dont, à travers l'ontogénie, les enfants collaborent à la vie sociale et culturelle. La théorie s'enracine dans le développement humain comme étant partiellement déterminé par l'écologie sociale dans laquelle il apparaît et dans la façon dont l'être humain apprend et se développe. Son concept séminal fait référence à la sociogenèse, laquelle est définie comme le développement individuel qui est perçu et expliqué en fonction de facteurs sociaux et non biologiques. Mais la pensée ontogénétique sociale n'exclut pas la nature; elle suppose que la biologie sous‐tend l'ontogenèse sociale. Les aspects biologiques communs partagés par l'espèce humaine dans le code génétique se manifestent dans une diversité déconcertante de l'individualité spécifique d'une culture à l'autre. Ainsi, les théoriciens contextualistes insistent sur la façon dont les trajectoires ontogénétiques différentes et les intelligences sont situées dans les contextes et les systèmes culturels dans lesquels les enfants sont éduqués. La base empirique de cette théorie est appuyée sur des données impressionnantes du peuple Nso du Cameroun, avec des appuis en provenance des autres parties d'Afrique. L'universalité de l'ontogenèse sociale offre un élan innovateur pour conceptualiser et générer une connaissance du développement qui prend de la puissance. Il s'agit d'un paradigme d'apprentissage qui permet l'étude du développement humain dans le contexte dans lequel les enfants s'engagent à la cognition en tant que participants dans les communautés culturelles. Ceci peut étendre les visions et les bases de données au‐delà des grilles restrictives eurocentriques.

Las perspectivas del desarrollo y de la inteligencia reflejan el etnocentrismo euro‐estadounidense actual y resultan aplicables a toda la diversidad humana. En contraste, una visión del mundo africana visualiza fases de la ontogenia humana cíclica de la socialización sistemática de la inteligencia responsable en currícula participativos que asignan tareas apropiadas a los estadíos del desarrollo. En estos currícula el conocimiento no se separa en disciplinas discretas, sino que todas sus hebras se encuentran entretejidas en una misma tela, que los niños aprenden en las distintas etapas de su desarrollo, a la vez que participan en la vida cultural y económica de la familia y la sociedad. Esta línea de pensamiento permite la integración de diversas realidades etnoculturales e hilos teóricos dispares en un sistema conceptual común—la ontogenia social. Una teoría de la ontogenia social aborda como, a lo largo de la ontogenia, los niños coparticipan en la vida cultural y social. La teoría ancla al desarrollo humano como parcialmente determinado por la ecología social en la cual el desarrollo ocurre y como la persona aprende y se desarrolla. Su concepto seminal es la sociogénesis, definida como el desarrollo individual percibido y explicado como una función de factores sociales, y no biológicos. Pero el pensamiento de ontogenia social no excluye a la naturaleza; supone que la biología subyace a la ontogenia social. Los aspectos biológicos comunes que la especie humana comparte en el código genético se manifiesta en una diversidad desconcertante de individualidad específica de una cultura a otra. Por lo tanto, las teorías contextualistas subrayan cómo diversos senderos ontogénicos e inteligencias se sitúan en los contextos socio‐ecológicos y en los sistemas sociales en los que los niños se crían. El fundamento empírico de esta teoría se basa en datos impresionistas del pueblo Nso de Camerún, con datos que apoyan de otras partes de África. La universalidad de la ontogenia social ofrece un ímpetu innovador para conceptuar y generar el conocimiento del desarrollo que proporciona poder. Es un paradigma de aprendizaje el que permite el estudio del desarrollo humano en el contexto en el que los niños se usan la cognición como participantes en comunidades culturales. Esto puede expander las visiones y las bases de datos más allá de los enrejados restrictivos eurocéntricos.

© 2006 International Union of Psychological Science