Guarding the gates of Europe: A typological analysis of immigration attitudes across 21 countries

Authors:
Eva G. T. Green
Published Online:
14 Nov 2007
DOI:
10.1080/00207590600852454
Pages:
365–379
Volume/Issue No:
Volume 42 Issue 6

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With data from the European Social Survey (N = 36,602), individual patterns of three immigration attitudes, referred to as gatekeeping attitudes, were investigated within and across 21 European national contexts. Gatekeeping attitudes, akin to blatant and subtle forms of xenophobia, designate the level of endorsement of different admission standards set for immigrants entering European countries, as well as of expulsion criteria for immigrants transgressing norms and laws. A K‐means cluster analysis, performed on national majority members' scores of endorsement of individual (e.g., language and working skills) and categorical (e.g., skin colour, religion) entry criteria and individual expulsion criteria (e.g., criminal act, long‐term unemployment), yielded a typology of three constrained combinations of these dimensions. Strict gatekeepers favoured all criteria, lenient gatekeepers opposed all criteria, whereas individualist gatekeepers favoured individual and opposed categorical criteria. Membership in typology groups was predicted with a generalized prejudiced attitude construct, social status, and personal contact with immigrants. Lenient gatekeepers were less homophobic, had a higher education level, felt financially less vulnerable, and had more immigrant friends than strict gatekeepers. Individualist gatekeepers held an intermediate position. Variability was observed in all countries, despite the prevalence of a typology group within a given country. Strict gatekeepers were common among participants from Southern and Eastern European nations, lenient gatekeepers in Scandinavian countries, and individualist gatekeepers in Western European countries. Cross‐national differences are discussed in light of European immigration history and policies.

Les données d'une enquête sociale européenne (N = 36,602) ont permis d'étudier les patrons individuels de trois attitudes face à l'immigration, identifiées comme des «attitudes gardiennes», auprès de 21 contextes européens nationaux. Les attitudes gardiennes, analogues à des formes flagrantes et subtiles de xénophobie, reflètent le niveau d'acceptation des différentes normes d'admission établies pour les immigrants entrant dans les pays européens, tout comme pour les critères d'expulsion pour les immigrants transgressant les normes et lois. Une analyse de classification à partir des moyennes (K‐means cluster) a été menée sur les scores des membres de la majorité nationale relativement à leur soutien des critères d'entrée individuels (p. ex., langue, compétenece de travail) et catégoriels (p. ex., couleur de la peau, religion) et des critères d'expulsion individuels (p. ex., acte criminel, chômage prolongé). Les résultats ont dementré une typologie comprenant trois combinaisons de ces dimensions: les gardiens stricts favorisaient tous les critères, les gardiens indulgents s'apposaient à tous les critères, tandis que les gardiens individualistes favorisaient les critères individuels tout en s'opposant aux critères catégoriels. l'appartenance à un de ces groupes était prédite par une attitude discriminatoire généralisée, le statut social et le contact personnel avec des immigrants. Les gardiens indulgents étaient moins homophobes, avaient un niveau de scolarité plus élevé, se sentaient financièrement moins vulnérables et avaient plus d'amis immigrants que les gardiens stricts. Les gardiens individualistes se trouvaient à une position intermédiaire. Une variabilité a été observée dans tous les pays. Cependent, certains groupes de typologie étaient plus présents dans certains pays. Ainsi, les gardiens stricts étaient plus présents dans les nations du Sud et de l'Est de l'Europe, les gardiens indulgents dans les pays scandinaves et les gardiens individualistes dans les pays de l'Ouest européen. Les différences entre les pays sont discutées à la lumière de l'histoire et des politiques d'immigration en Europe.

Se investigó, con los datos de la Encuesta Social Europea (N = 36,602), las pautas individuales de tres actitudes de inmigración, referidas como las actitudes de cancerbero, en y entre 21 contextos nacionales europeos. Las actitudes de cancerbero, similares a formas evidentes y sutiles de xenofobia, designan el nivel de aprobación de los diferentes estándares de admisión establecidos para los inmigrantes que entran a los países europeos, así como de los criterios de expulsión de los inmigrantes que transgreden las normas y leyes. Un análisis de conglomerados de medias‐K, realizado con las calificaciones de aprobación de los criterios de admisión individuales (por ejemplo, idioma y destrezas laborales) y categóricos (por ejemplo, color de la piel, religión) obtenidas por miembros de las mayorías nacionales, arrojó una tipología de tres combinaciones restringidas de estas dimensiones. Los cancerberos estrictos favorecían todos los criterios, los cancerberos indulgentes se oponían a todos los criterios, en tanto que los cancerberos individualistas favorecían los criterios individuales y se oponían a los categóricos. Se predijo la pertenencia a los tipos de grupos con un constructo de actitud de prejuicio generalizado, el estatus social y el contacto personal con inmigrantes. Los cancerberos indulgentes resultaron menos homofóbicos, tenían mayor nivel educativo, se sentían menos vulnerables en términos económicos y tenían más amigos inmigrantes que los estrictos. Los individualistas mantenían una postura intermedia. Se observó variabilidad en todos los países, independientemente de la predominancia de un tipo de grupo dentro de un país determinado. Fue común encontrar estrictos entre los participantes de naciones del sur y este de Europa, indulgentes en países escandinavos, e individualistas en países de Europa Occidental. Las diferencias entre un país y otro se discuten a la luz de la historia y las políticas de inmigración europeas.

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