Mental health problems among internally displaced persons in Darfur

Authors:
Abdalla A. R. M. Hamid, Saif A. Musa
Published Online:
25 May 2010
DOI:
10.1080/00207591003692620
Pages:
278–285
Volume/Issue No:
Volume 45 Issue 4

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War victims are regarded as one of the highest risk groups for mental disturbances. This study investigated the effects of the Darfur conflict on mental health of 430 internally displaced persons (IDPs) from three camps located around Fasher and Nyala towns. A stratified random sampling technique was used to select participants. Male participants represented 50.6% of the sample while female participants represented 49.4%. The Posttraumatic Stress Disorder Checklist and the General Health Questionnaire (GHQ‐28) were used in addition to a questionnaire measuring demographic variables and living conditions. It was hypothesized that high prevalence of posttraumatic stress disorder (PTSD) symptoms and of nonpsychotic psychiatric symptoms will be evident. Results showed a high dissatisfaction rate (72%) with living conditions among IDPs. There was also high prevalence of PTSD (54%) and general distress (70%) among IDPs. Female participants showed more somatic symptoms than their male counterparts. Married participants were more distressed, anxious, and showed more social dysfunction, while single ones reported more avoidance symptoms. Significant differences related to date of displacement were found in PTSD and hyperarousal. The group of IDPs displaced in 2003 scored higher on these scales than those displaced in 2004 and 2005. There was also significant difference related to date of displacement in distress, somatic symptoms, depression, anxiety, and social dysfunction. IDPs displaced in 2003 scored higher on these scales. Results are discussed in light of the study hypotheses and previous findings. It is concluded that three factors might affect the dissatisfaction of IDPs with living conditions inside camps. These are: lack of employment, unsuitability of food items, and lack of security around camps. It was recommended that psychological support services should be among the prime relief services provided by aid agencies.

Víctimas de guerra son considerados uno de los grupos de más alto riesgo en el desarrollo de problemas mentales. En este estudio se investigaron los efectos del conflicto en Dafur sobre la salud mental de 430 personas desplazadas al interior del país que vivían en tres campamentos localizados alrededor de los pueblos de Fasher y Nyala. Se utilizó la técnica de muestreo aleatorio estratificado para la selección de los participantes. 50.6% de la muestra eran hombres y 49.4% mujeres. Se utilizó una Lista de chequeo del Transtorno de Estrés Postraumático (TEPT) y el Cuestionario General de Salud (GHQ‐28) además de un cuestionario que evaluó las variables demográficas y las condiciones de vida. Se hipotetizó una alta prevalencia de síntomas del TEPT y de síntomas psiquiátricos no psicóticos en el grupo de desplazados. Los resultados mostraron altos porcentajes de insatisfacción (72%) con las condiciones de vida entre los desplazados. Además se pudo observar una alta prevalencia de TEPT (54%) y de distrés general (70%) entre estas personas. Las mujeres mostraron mayores síntomas somáticos en comparación con los hombres. Los casados además de estar más estresados y ansiosos, presentaron una mayor disfunción social, mientras que los solteros reportaron mayores síntomas de evitación. Se observaron además diferencias significativas entre la fecha del desplazamiento respecto del TEPT y de la sobreexcitación. El grupo de desplazados en el año 2003 mostraron puntajes más elevados en estos cuestionarios en comparación con los que fueron desplazados en los años 2004 y 2005. Además hubo una diferencia significativa entre la fecha del desalojo en relación al distrés, síntomas somáticos, depresión, ansiedad y disfunción social. Los desplazados en el año 2003 mostraron más elevados puntajes en estas escalas. Los resultados fueron discutidos tomando en consideración las hipótesis del estudio así como descubrimientos previos. Se concluyó que tres factores podrían afectar la insatisfacción de los desplazados respecto de las condiciones de vida al interior de los campamentos. Estos factores son: ausencia de empleo, indecuado acceso a productos alimenticios y ausencia de seguridad alrededor de los campamentos. Se recomendó que los servicios de apoyo psicológico deberían ser uno de los servicios esenciales provistos por los organismos de ayuda.

Les victimes de la guerre sont considérées comme étant un des groupes les plus à risque pour les troubles mentaux. Cette étude a examiné les effets du conflit au Darfour sur la santé mentale de 430 personnes déplacées internes (PDI) provenant de trois camps situés dans les environs des villes de El Fasher et de Nyala. Nous avons utilisé une technique d’échantillonnage aléatoire stratifié pour sélectionner les participants. L’échantillon comptait 50.6% d'hommes et 49.4% de femmes. En plus d'un questionnaire mesurant les variables démographiques et les conditions de vie, nous avons utilisé l'Inventaire du Trouble de Stress Post‐traumatique (TSPT) (PTSD Checklist) et le Questionnaire Général sur la Santé (QGS) (GHQ‐28). Nous avons testé l'hypothèse qu'une prévalence élevée des symptômes du TSPT et une prévalence élevée des symptômes non‐psychotiques seraient évidentes. Les résultats ont indiqué un niveau de mécontentement élevé (72%) quant aux conditions de vie parmi les PDI. Il y avait aussi une prévalence élevée du trouble de stress post‐traumatique (54%) et de la détresse générale (70%) parmi les PDI. Les femmes ont montré plus de symptômes somatiques en comparaison aux hommes. Les participants mariés étaient en plus grande détresse, anxieux et montraient un plus grand dysfonctionnement social. En revanche, les participants célibataires ont rapporté plus de symptômes d’évitement. Des différences significatives en lien avec la date du déplacement ont été observées dans le trouble du stress post‐traumatique et dans l'hyper‐éveil. Le groupe des PDI déplacés en 2003 a obtenu un score plus élevé sur ces échelles en comparaison à ceux qui ont été déplacés entre 2004 et 2005. De plus, il y avait une différence significative liée à la date du déplacement dans la détresse, dans les symptômes somatiques, dans la dépression, dans l'anxiété ainsi que dans le dysfonctionnement social. Les PDI déplacés en 2003 ont eu un score plus élevé sur ces échelles. Les résultats sont discutés à la lumière des hypothèses de l’étude et des résultats précédents. Nous avons conclu que les trois facteurs peuvent affecter le mécontentement des PDI quant aux conditions de vie à l'intérieur des camps. Ces conditions de vie sont: le manque d'emploi, les items d'alimentation qui ne sont pas appropriés et le manque de sécurité dans les environs des camps. Nous avons recommandé que les services de soutien psychologique doivent être parmi les principaux services de secours offerts par les organisations humanitaires.

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