Languages on the screen: Is film comprehension related to the viewers’ fluency level and to the language in the subtitles?

Authors:
Jean‐Marc Lavaur, Dominique Bairstow
Published Online:
03 May 2011
DOI:
10.1080/00207594.2011.565343
Pages:
455–462
Volume/Issue No:
Volume 46 Issue 6

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This research aimed at studying the role of subtitling in film comprehension. It focused on the languages in which the subtitles are written and on the participants’ fluency levels in the languages presented in the film. In a preliminary part of the study, the most salient visual and dialogue elements of a short sequence of an English film were extracted by the means of a free recall task after showing two versions of the film (first a silent, then a dubbed‐into‐French version) to native French speakers. This visual and dialogue information was used in the setting of a questionnaire concerning the understanding of the film presented in the main part of the study, in which other French native speakers with beginner, intermediate, or advanced fluency levels in English were shown one of three versions of the film used in the preliminary part. Respectively, these versions had no subtitles or they included either English or French subtitles. The results indicate a global interaction between all three factors in this study: For the beginners, visual processing dropped from the version without subtitles to that with English subtitles, and even more so if French subtitles were provided, whereas the effect of film version on dialogue comprehension was the reverse. The advanced participants achieved higher comprehension for both types of information with the version without subtitles, and dialogue information processing was always better than visual information processing. The intermediate group similarly processed dialogues in a better way than visual information, but was not affected by film version. These results imply that, depending on the viewers’ fluency levels, the language of subtitles can have different effects on movie information processing.

Cette recherche vise à étudier le rôle des sous‐titres dans la compréhension d'un film. Elle porte sur la langue dans laquelle les sous‐titres sont écrits et sur les niveaux de compréhension des participants dans la langue parlée dans le film. Dans une phase préliminaire de l'étude, les éléments les plus saillants des images et des dialogues ont été extraits, au moyen d'une tâche de rappel libre, d'une séquence de film anglophone, montrée à des francophones dans deux versions successives (d'abord une version silencieuse, puis une version doublée en français). Ces informations visuelles et des dialogues ont été utilisées pour la construction d'un questionnaire portant sur la compréhension du film présenté dans la phase principale de l'étude. Pour cette seconde phase, d'autres francophones d'origine, ayant soit un niveau débutant, intermédiaire ou avancé de compréhension de l'anglais, ont visionné une des trois versions du même extrait de film que celui utilisé dans la phase préliminaire. Une version ne comportait pas de sous‐titres, tandis que les deux autres incluaient soit des sous‐titres en français ou des sous‐titres en anglais. Les résultats ont indiqué une interaction globale entre les trois facteurs examinés dans l'étude. Plus précisément, pour les débutants, le traitement des informations visuelles diminuait entre la version sans sous‐titres et la version avec sous‐titres anglais et encore plus lorsque les sous‐titres étaient en français, tandis qu'on observe un effet inverse de la version du film sur la compréhension des dialogues. Pour leur part, les participants avancés ont atteint une compréhension supérieure pour les deux types d'informations avec la version sans sous‐titre tandis que le traitement des dialogues était toujours meilleur que le traitement des informations visuelles. De la même manière, le groupe intermédiaire a mieux traité les informations du dialogue comparativement aux informations visuelles, mais n'était pas affecté par la version du film. Ces résultats suggèrent que, en fonction du niveau de compréhension de la langue parlée, la langue des sous‐titres peut avoir différents effets sur le traitement de l'ensemble des informations du film.

Esta investigación tuvo como objetivo estudiar el papel de la subtitulación en la comprensión de las películas. Se centró en los idiomas en que los subtítulos estaban escritos y en los niveles de fluidez de los participantes en los idiomas presentados en la película. En una parte preliminar del estudio, los elementos visuales y de diálogo más destacados de una breve secuencia de una película en inglés fueron extraídos por medio de una tarea de recuerdo libre después de mostrar dos versiones de la película (la primera era muda y la otra era una versión doblada al francés) a personas de lengua materna francesa. Esta información visual y de diálogo se utilizó en la elaboración de un cuestionario sobre la comprensión de la película que se presentó en la parte principal del estudio. Para la siguiente parte, se les mostró una de las tres versiones de la película utilizada en la parte preliminar a otros participantes francófonos, ya fuera que tuvieran un nivel principiante, intermedio o avanzado de fluidez en Inglés. De estas tres versiones una no tenía subtítulos y en las otras dos se habían incluido subtítulos en inglés o francés, respectivamente. Los resultados indican una interacción global entre los tres factores de este estudio: para los principiantes, el procesamiento visual bajó cuando se presentó la versión con subtítulos en Inglés en comparación con la versión sin subtítulos, y bajó más aún cuando se proporcionaron subtítulos en francés; mientras que se dio el patrón inverso para el efecto de la versión de la película sobre la comprensión del diálogo. Los participantes con un nivel avanzado de inglés lograron una mayor comprensión de los dos tipos de información en la versión sin subtítulos y el procesamiento de la información de diálogo fue siempre mejor que el procesamiento de información visual. El grupo intermedio mostró un patrón similar, procesando mejor los diálogos que la información visual, sin embargo no mostró ningún efecto de las distintas versiones de la película. Estos resultados implican que, dependiendo de los niveles de fluidez de los espectadores, el idioma de los subtítulos puede tener distintos efectos en el procesamiento de información de la película.

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