In the eye of the beholder? Universality and cultural specificity in the expression and perception of emotion

Authors:
Klaus R. Scherer, Elizabeth Clark‐Polner, Marcello Mortillaro
Published Online:
29 Nov 2011
DOI:
10.1080/00207594.2011.626049
Pages:
401–435
Volume/Issue No:
Volume 46 Issue 6

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Do members of different cultures express (or “encode”) emotions in the same fashion? How well can members of distinct cultures recognize (or “decode”) each other's emotion expressions? The question of cultural universality versus specificity in emotional expression has been a hot topic of debate for more than half a century, but, despite a sizeable amount of empirical research produced to date, no convincing answers have emerged. We suggest that this unsatisfactory state of affairs is due largely to a lack of concern with the precise mechanisms involved in emotion expression and perception, and propose to use a modified Brunswikian lens model as an appropriate framework for research in this area. On this basis we provide a comprehensive review of the existing literature and point to research paradigms that are likely to provide the evidence required to resolve the debate on universality vs. cultural specificity of emotional expression. Applying this fresh perspective, our analysis reveals that, given the paucity of pertinent data, no firm conclusions can be drawn on actual expression (encoding) patterns across cultures (although there appear to be more similarities than differences), but that there is compelling evidence for intercultural continuity in decoding, or recognition, ability. We also note a growing body of research on the notion of ingroup advantage due to expression “dialects,” above and beyond the general encoding or decoding patterns. We furthermore suggest that these empirical patterns could be explained by both universality in the underlying mechanisms and cultural specificity in the input to, and the regulation of, these expression and perception mechanisms. Overall, more evidence is needed, both to further elucidate these mechanisms and to inventory the patterns of cultural effects. We strongly recommend using more solid conceptual and theoretical perspectives, as well as more ecologically valid approaches, in designing future studies in emotion expression and perception research.

Est‐ce que les membres de différentes cultures expriment (ou « encodent ») les émotions de la même façon? Jusqu'à quel point les membres de cultures distinctes peuvent reconnaître (ou « décoder ») les expressions d'émotion des uns et des autres? La question de l'universalité culturelle de l'expression des émotions par opposition à leur spécificité a été un objet de débat passionné pendant plus d'un demi‐siècle, mais en dépit de nombreuses recherches empiriques jusqu'à ce jour, il n'y a toujours pas de réponse convaincante. Nous soutenons que état de chose insatisfaisant est dû en grande part à un manque de préoccupation à l'égard des mécanismes précis impliqués dans l'expression et la perception de l'émotion et nous proposons d'utiliser une modification du modèle de la lentille de Brunswick en tant que cadre approprié pour la recherche sur cette question. Sur cette base, nous présentons un relevé exhaustif de la documentation disponible et nous soulignons des paradigmes de recherche susceptibles de produire les données nécessaires pour résoudre le débat sur l'universalité de l'expression des émotions par opposition à leur spécificité. Partant de cette nouvelle approche, notre analyse révèle qu'étant donné la pauvreté de données pertinentes, il n'est pas possible de tirer de conclusions fermes sur les configurations réelles d'expression (encodage) valables pour toutes les cultures (même s'il semble y avoir plus de similitudes que de différences), mais il y a des données convaincantes en ce qui a trait à la continuité à travers les cultures pour ce qui est de l'aptitude à décoder ou reconnaître. Nous notons aussi un ensemble croissant de recherches sur la notion de l'avantage pour l'endogroupe d'utiliser des « dialectes » d'expression au‐delà des configurations générales d'encodage et de décodage. Nous suggérons de plus que ces configurations empiriques peuvent trouver une explication à la fois par l'universalité des mécanismes sous‐jacents et la spécificité culturelle dans la formation et la régulation de ces mécanismes d'expression et de perception. Dans l'ensemble, il faut plus de données à la fois pour comprendre ces mécanismes et pou faire l'inventaire des configurations des effets culturels. Nous recommandons fortement d'utiliser des perspectives conceptuelles et théoriques plus solides, de même que des approches plus valides d'un point de vue écologique pour concevoir les études futures concernant la recherche sur l'expression et la perception des émotions.

Expresan o codifican las emociones de la misma manera los individuos de culturas diversas? ¿Con qué precisión pueden las personas de distintas culturas identificar o decodificar las expresiones emocionales del otro? El problema de la universalidad cultural versus la especificidad de las expresiones emocionales ha sido un tema de arduo debate por más de medio siglo y, a pesar de contar con una cantidad importante de investigaciones empíricas hasta el momento, no se han obtenido respuestas convincentes. Se sugiere que este estado insatisfactorio sobre el tema se debe en gran medida a la falta de interés respecto de los mecanismos precisos relacionados con la expresión y percepción emocionales, por lo que se propone utilizar un modelo modificado de lente Brunswikiano como marco de investigación en esta área. Sobre esta base se brinda una revisión exhaustiva de las publicaciones existentes, y se apunta a paradigmas de investigación que probablemente proporcionen la evidencia necesaria para resolver el debate sobre la universalidad o especificidad cultural de las expresiones emocionales. Al aplicar esta perspectiva novedosa, el análisis revela que, dada la escasez de datos pertinentes, no se pueden sacar conclusiones sólidas sobre patrones de expresión (codificación) transculturales (aunque aparentemente se observan mayores similitudes que diferencias), pero que existen evidencias convincentes de continuidad intercultural en lo que se refiere a la habilidad de codificación o reconocimiento. Al mismo tiempo, se observa un cuerpo creciente de investigaciones sobre la noción de las ventajas de estar dentro de un grupo determinado, debido a las expresiones del “dialecto”, que están más allá de la codificación general o de los patrones de codificación. Asimismo, se sugiere que estos patrones empíricos podrían ser explicados tanto por la universalidad de los mecanismos subyacentes como por la especificidad cultural en los aportes y la regulación de estos mecanismos de expresión y percepción. En general, se requieren mayores evidencias, tanto para aclarar más estos mecanismos como para hacer un inventario de los patrones de los efectos culturales. Se hace una fuerte recomendación de usar perspectivas conceptuales y teóricas más sólidas, como también enfoques ecológicamente más válidos para el diseño futuro de estudios sobre expresión y percepción emocionales.

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