Sex differences in estimating multiple intelligences in self and others: A replication in Russia

Authors:
Adrian Furnham, Ksenia Shagabutdinova
Published Online:
11 Apr 2012
DOI:
10.1080/00207594.2012.658054
Pages:
448–459
Volume/Issue No:
Volume 47 Issue 6

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This was a crosscultural study that focused on sex differences in self‐ and other‐estimates of multiple intelligences (including 10 that were specified by Gardner, 1999 and three by Sternberg, 1988) as well as in an overall general intelligence estimate. It was one of a programmatic series of studies done in over 30 countries that has demonstrated the female “humility” and male “hubris” effect in self‐estimated and other‐estimated intelligence. Two hundred and thirty Russian university students estimated their own and their parents’ overall intelligence and “multiple intelligences.” Results revealed no sex difference in estimates of overall intelligence for both self and parents, but men rated themselves higher on spatial intelligence. This contradicted many previous findings in the area which have shown that men rate their own overall intelligence and mathematical intelligence significantly higher than do women. Regressions indicated that estimates of verbal, logical, and spatial intelligences were the best predictors of estimates of overall intelligence, which is a consistent finding over many studies. Regressions also showed that participants’ openness to experience and self‐respect were good predictors of intelligence estimates. A comparison with a British sample showed that Russians gave higher mother estimates, and were less likely to believe that IQ tests measure intelligence. Results were discussed in relation to the influence of gender role stereotypes on lay conception of intelligence across cultures.

Cette étude interculturelle porte sur les différences sexuelles dans l'auto‐évaluation et l'évaluation par les autres d'intelligences multiples (en incluant dix présentées par Gardner, 1999 et trois, par Sternberg, 1998) de même qu'une évaluation de l'intelligence générale globale. Elle fait partie d'un programme d'une série d'études effectuées dans 30 pays qui ont démontré l'effet de l'«humilité» féminine et de l'«orgueil» mâle dans l'auto‐évaluation et l'évaluation par autrui de l'intelligence. Deux cent trente étudiants universitaires russes ont évalué leur intelligence globale et leurs «intelligences multiples» de même que celle de leurs parents. Les résultats ne révèlent aucune différence selon le sexe dans l'évaluation globale de l'intelligence globale autant pour soi que pour les parents, mais les hommes ont une évaluation d'eux‐mêmes plus élevée pour ce qui est de l'intelligence spatiale. Cela va à l'encontre des résultats précédents dans le domaine qui montrent que les hommes évaluent leur propre intelligence globale et leur intelligence mathématique de façon significativement plus élevée que ne le font les femmes. Les régressions indiquent que les évaluations des intelligences verbale, logique et spatiale prédisent le mieux les évaluations de l'intelligence globale, ce qui est un résultat souvent obtenu dans les études. Les régressions montrent aussi que l'ouverture à l'expérience des participants et leur respect de soi sont de bons prédicteurs des évaluations de l'intelligence. Une comparaison avec un échantillon britannique montre que les Russes donnent une évaluation plus élevée à leur mère et sont moins portés à croire que les tests de QI mesurent l'intelligence. La discussion des résultats porte sur l'influence des stéréotypes de rôles en fonction du genre sur la conception profane de l'intelligence à travers différentes cultures.

Este estudio transcultural se centró en las diferencias de género en las estimaciones propias y de otros de las inteligencias múltiples (incluyendo diez especificadas por Gardner, 1999, y tres por Sternberg, 1998), como así también en la estimación global de la inteligencia general. Este estudio es parte de una serie programática de estudios realizados en más de 30 países que ha demostrado los efectos de “humildad” femenina y “arrogancia” masculina en la estimación de la inteligencia propia y de otros. Doscientos treinta estudiantes universitarios de Rusia estimaron su propia inteligencia general e “inteligencias múltiples” y la de sus padres. Los resultados no revelaron diferencias de género en las estimaciones de la inteligencia general, ni la propia ni la de los padres, pero los hombres se calificaron a sí mismos como superiores en la inteligencia espacial. Esto contradice muchos de los hallazgos previos en el área que muestran que los hombres estiman su propia inteligencia general e inteligencia matemática como significativamente mayores que las mujeres. Las regresiones indicaron que las estimaciones de las inteligencias verbal, lógica y espacial son los mejores predictores de las estimaciones de la inteligencia general, siendo éste un hallazgo consistente a través de muchos estudios. Las regresiones también mostraron que la apertura a la experiencia y la autoestima de los participantes eran buenos predictores de las estimaciones de inteligencia. La comparación con una muestra británica mostró que los participantes rusos hacían estimaciones más altas para sus madres y eran menos propensos a creer que los tests de IQ midieran la inteligencia. Los resultados se discuten en relación a la influencia de los estereotipos de género en la concepción no especializada de la inteligencia en las distintas culturas.

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