SYMBOL AND PSYCHOSOMATIC SYMPTOM IN BODILY SPACE‐TIME: THE CASE OF THE YAKA OF ZAIRE

Authors:
Renaat Devisch
Published Online:
27 Sep 2007
DOI:
10.1080/00207598508247559
Pages:
589–616
Volume/Issue No:
Volume 20 Issue 3-4

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The Northern Yaka see the body as an expanse bounded in time and space. Alimentary traffic, olfactory exchange, and procreation constitute oriented transitions of the body boundaries. They provide a spatiotemporal order (inner‐surface‐outer, high‐middle‐low, before‐simultaneous‐after, etc.) which, by symbolic transference, patterns the semantic integration of the social, natural and bodily domains and which is itself patterned by this integration. The body‐self has to do with the body as receptive of, and participating in, the activities of the other: in sensorial interaction, that is, in encounter, exchange, smelling, listening, speaking and seeing, individuals serve as reciprocal points of identification. They pattern, and are patterned by, the relationships between the psychosomatic and the sociocultural, between self and other, ascendant and descendant, male and female, etc. I am concerned with the ways these multidimensional relationships in and through the body acts and the body‐self may be symbolic, i.e., when they integrate, by differentiation and mediation in a metaphoro—metonymical process, the bodily, social and natural spheres; these relationships are symptomatic when they are disintegrative, dualistic, or intrusive.

Les Yaka du Nord considèrent le corps comme présentant une expansion délimitée spatialement par l'enveloppe corporelle, et temporellement par la naissance et la mort. Le trafic alimentaire, l'échange olfactif et la procréation traversent les frontières corporelles selon un mode orienté. Ils offrent ainsi un ordre spatio‐temporel (intérieur‐surface‐extérieur, haut‐milieu‐bas, avant‐présent‐après, etc.) qui, par transposition symbolique, façonne l'intégration sémantique des univers social, naturel ou cosmologique et corporel, tout en étant eux‐měmes façonnes par cette intégration. Le soi‐corporel concerne le corps comme l'ancrage permanent et unifiant à partir duquel le sujet s'ouvre à l'autre et participe à ses activités: à travers l'interaction sensorielle (dans la rencontre, l'échange, dans les actes d'écouter, de parler et de voir) les corps coprésents servent de miroir l'un à l'autre, s'offrant tour à tour des points d'identification réciproque. Cette interaction sensorielle façonne ainsi des rapports entre le psycho‐somatique et le socio‐culturel, entre ego et alter, ascendant et descendant, masculin et féminin, etc., tout en étant façonnée par ces rapports. L'étude s'intéresse aux façons dont les rapports établis par le corps et le soi‐corporel sont symboliques en assurant l'intégration sémantique des domaines corporel, social et cosmologique, ou par contre, symptomatiques, lorsque cette imbrication est aliénée ou réduite, en donnant lieu à des rapports dualistes ou intrusifs.

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