DEGRÉ DE CONTACT ET STRESS ACCULTURATIF DANS LE PROCESSUS D'ADAPTATION DES RÉFUGIÉS AFRICAINS

Authors:
Sylvie Dompierre, Marguerite Lavallée
Published Online:
27 Sep 2007
DOI:
10.1080/00207599008247875
Pages:
417–437
Volume/Issue No:
Volume 25 Issue 2

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This study examines some aspects of the adaptive process of African refugees taking up residence in Quebec city, a rather culturally homogenous area. Considering that acculturative stress and degree of contact and participation with the host society are strong indicators of one's adjustment to a new culture, the main hypothesis is that the more contact and participation one establishes with the host society, the less acculturative stress he will report. Out of 62 subjects who voluntarily accepted to participate in the study, 57 were retained for analysis. Results reveal no significant relationship between stress and contact. Multiple regression analyses used to determine the significant predictor variables indicate that age and length of stay explain 19.5% of the total variance for stress while length of stay, sex and adaptive options explain 44% of the total variance for contact. These results tend to demonstrate that, for African refugees, degree of contact is a better indicator of adaptation than stress.

La présente recherche s'intéresse aux problèmes d'adaptation des réfugiés africains vivant dans la ville de Québec et ses banlieues, milieu encore relativement homogène culturellement. Reprenant les variables proposées dans la littérature et ajoutant celle du degré de contact et de participation au sein de la culture d'accueil, nous tentons de vérifier s'il y a ou non un lien entre le degré de contact établi par le migrant avec sa société d'accueil et le stress acculturatif, tous deux considérés comme indices de son ajustement à sa nouvelle culture. Une échelle de contact a été élaborée comprenant les aspects suivants: consultation des mass media locaux, type d'alimentation et d'habillement, participation aux événements culturels québécois, réseau social, occupation, information sur le milieu d'accueil. Notre hypothèse principale est que plus la personne établit de contact avec sa société d'accueil, moins elle vit de stress acculturatif. Des 62 sujets volontaires qui ont répondu au questionnaire écrit, 57 ont été retenus pour l'analyse. Les résultats ne révèlent aucune relation entre le stress acculturatif et le degré de contact. Pour le stress, les meilleurs prédicteurs sont l'âge et la durée de séjour expliquant 19.5% de la variance totale; pour le degré de contact, ce sont les variables durée de séjour, sexe, options adaptatives idéale et vécue qui se révèlent les meilleurs prédicteurs en expliquant 44% de la variance totale. Etant donné la concordance de plusieurs de nos résultats avec des éléments de la littérature, le degré de contact, plus que le stress, s'avère être un très bon indicateur de l'adaptation des réfugiés africains.

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