SEX‐TYPING OF THE WATER‐LEVEL TASK: THERE IS MORE THAN MEETS THE EYE

Authors:
Michèle Robert
Published Online:
27 Sep 2007
DOI:
10.1080/00207599008247878
Pages:
475–490
Volume/Issue No:
Volume 25 Issue 2

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It has often been reported that male subjects surpass female subjects in the mastery of gravitational horizontality in the water‐level task, although it has yet to be established whether or not these subjects perceive it as calling for gender‐specific abilities. In the present study, it was predicted that more subjects would judge this task to be masculine than either feminine or neutral. Male and female undergraduates were given a description of the task and were asked to provide judgments about its sex‐linkage. They were then asked to state the reasons for their judgment, and finally they were required to perform the task. Contrary to expectation, it was found that a significant majority of the subjects considered the task to be neutral. The task was perceived as requiring cognitive abilities which differ across individuals but which are equivalent for both genders. However, the male subjects outperformed the female subjects. Female subjects failed in the same proportion in two age categories, 18 to 27 and 31 to 46 years. The predominance of an egalitarian perception was attributed to cultural differences between the present subjects and the American samples from previously reported studies linking a male stereotype with spatial and scientific tasks. The absence of covariation between task perception and actual performance weakens the possibility that the women's lesser proficiency is connected with their belief that they are not competent enough to master a task considered to be suited to masculine aptitudes or knowledge.

Selon plusieurs études, la notion physique d'horizontalité des liquides est mieux maîtrisée par les sujets de sexe masculin que par ceux de sexe féminin. Cependant, il faut établir si la tâche dans laquelle intervient cette notion est perçue comme nécessitant des compétences propres aux individus d'un sexe donné. L'hypothèse prévoit ici que les sujets jugeant cette tâche comme masculine devraient être plus nombreux que ceux la jugeant féminine ou neutre. Des deux sexes, des étudiants au premier cycle universitaire sont informés de la nature de la tâche, puis posent un jugement sur l'image de genre qui s'en dégage. Ils énoncent ensuite les motifs de leur jugement et exécutent enfin la tâche elle‐même. A la différence de ce qui était prédit, les résultats révèlent qu'une nette majorité des sujets considèrent la tâche comme neutre. Celle‐ci leur paraît faire appel à des habiletés cognitives que possède ou non un individu, indépendamment de son sexe. Par contre, la performance des hommes est supérieure à celle des femmes et le taux d'échec de ces dernières est le même qu'elles soient âgées de 18 à 30 ans ou de 31 à 46 ans. La prédominance d'une perception égalitaire est attribuée à l'existence de différences culturelles entre le présent échantillon et les échantillons américains dont proviennent les données associant un stéréotype masculin aux tâches spatiales et scientifiques. L'absence de relation entre la perception de la tâche et sa réussite effective affaiblit la possibilité que le moindre rendement des femmes ait à voir avec la conviction qu'elles ne seraient pas suffisamment compétentes pour maîtriser une tâche qu'elles concevraient en harmonie avec des aptitudes et des connaissances caractéristiques des hommes.

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