The Influence of Other's Morality and Own Social Value Orientation on Cooperation in The Netherlands and the U.S.A.

Authors:
Paul A. M. Van Lange, Wim B. G. Liebrand
Published Online:
27 Sep 2007
DOI:
10.1080/00207599108247133
Pages:
429–449
Volume/Issue No:
Volume 26 Issue 4

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The present study examines a two‐person social dilemma characterised by the conflict between the pursuit of own benefits and collective benefits. The main purpose is twofold: (1) to examine the effect of perceptions of one person's morality (e.g. honesty) on expected cooperation from another and own cooperation, and (2) to examine whether pre‐existing differences between individuals in their social value orientation, or preferences for certain patterns of outcomes to self and others (McClintock, 1978), would modify these effects of other's morality. As predicted on the basis of the Might over Morality hypothesis (Liebrand, Jansen et al., 1986), it was found that considerably more cooperation was expected from one perceived as highly moral than from another perceived as low on morality. Contrary to a second Might over Morality prediction, however, this effect was not moderated by individual differences in social value orientation. In addition, it was found that subjects with pro‐social value orientations, as well as those with individualistic and competitive orientations cooperated considerably more with a person perceived as highly moral than with another perceived as low on morality. This latter finding extends previous work on social value orientation in that it suggests that individuals who are predisposed to choose noncooperatively in social dilemmas are willing to cooperate if they are quite confident that the other has truly cooperative and good intentions. Finally, the aforementioned findings were observed in two experiments, one conducted in The Netherlands, the other in the United States. This supports the cross‐cultural generalisability of the present findings.

La présente recherche étudie un dilemme social entre deux individus: celui‐ci se caractérise par le conflit entre la recherche de bénéfices personnels et celle de bénéfices collectifs. L'objectif principal était double: (1) examiner les effets des perceptions de la moralité de l'autre (v.g. l'honnêteté) sur la coopération attendue de l'autre et la coopération propre, et (2) examiner si les différences individuelles préexistantes quant aux préférences pour des répartitions spécifiques des gains pour soi‐même et pour l'autre, et les orientations des valeurs sociales (McClintock, 1978), influencent les effets des perceptions de l'individu. Les résultats ont montré que nettement plus de coopération était attendue de l'autre qui était vu comme très moral, par comparaison avec l'autre vu comme quelqu'un qui manque de morale. Ces résultats sont en accord avec l'hypothèse de “La puissance supérieure à la moralité” proposée par Liebrand, Jansen et al. (1986). Contrairement à une seconde prédiction dérivée de cette hypothèse, l'effet obtenu n'était pas modéré par les différences individuelles par rapport aux valeurs sociales. De plus, tout comme chez les sujets avec des orientations pro‐sociales, nous avons obtenu que les sujets possédant des orientations concurrentielles collaboraient davantage avec l'autre vu comme très moral qu'avec l'autre vu comme ne possédant pas beaucoup de moralité. Ce dernier résultat suggère que les individus prédisposés à choisir sans coopération dans des dilemmes sociaux veulent bien coopérer, si seulement ils sont assurés que l'autre a vraiment des intentions semblables. En dernier lieu, les résultats présentés sont observés dans deux expériences, l'une faite aux Pays‐Bas et l'autre, aux Etats‐Unis. Ceci appuie l'idée qu'il est possible de généraliser les résultats à des cultures différentes.

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