Reading Rates and Digit Span in Bilinguals: The Superiority of Mother Tongue

Authors:
Amâncio da Costa Pinto
Published Online:
27 Sep 2007
DOI:
10.1080/00207599108247135
Pages:
471–483
Volume/Issue No:
Volume 26 Issue 4

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Several studies have shown a negative linear relationship between speech rate and memory span. This relationship has implications for bilingual studies, as span could be larger in a bilingual's secondary language provided that pronunciation rate is faster than in the mother language. The purpose of this study was to investigate the effects of digit word length on digit span in bilinguals. Experiment 1 tested the effects of digit syllable length on speech rate in five different bilingual groups. Results revealed that digit‐reading rates were significantly faster in all mother languages. Experiment 2 examined more closely the correspondence between speech rate and digit span with Portuguese‐English bilinguals. Results showed that digit‐reading rates were faster and digit span larger in the mother language even if the mean number of syllables per digit was higher. The superiority of mother tongue was discussed according to the view that digits are subject to massive practice in one's native language with a strong tendency to be abbreviated, thus reducing its spoken duration.

Certaines études ont montré une corrélation négative entre le nombre moyen de syllables par chiffre et l'empan de mémoire. Cette corrélation a des implications au niveau du bilinguisme, étant donné que l'empan peut‐être plus élevé dans la langue secondaire du bilingue si la vitesse d'articulation est plus rapide que celle de la langue maternelle. Cette étude prétend rechercher des effets de la longueur des syllabes par chiffre dans l'empan de mémoire chez des sujets bilingues. La première expérience a analysé les effets de la longueur des chiffres sur la vitesse de lecture chez des sujets bilingues de cinq pays européens différents, aussi bien en anglais que dans leur langue maternelle. Les résultats ont révélé pour chaque groupe que la vitesse de lecture était significativement plus rapide dans la langue maternelle que dans la langue secondaire. La deuxième expérience a analysé plus en détail la relation entre la vitesse de lecture des chiffres et l'empan de mémoire chez des bilingues portugais‐anglais. Les résultats ont montré non seulement que la vitesse de lecture était plus rapide, mais aussi que l'empan de mémoire était plus élevé dans la langue maternelle, même quand le nombre moyen de syllables par chiffre était plus grand. Quant à l'explication de cette supériorité, il a été considéré que les chiffres sont un matériel massivement utilisé dans la langue maternelle et révélant, de ce fait, une forte tendance à être abrégés, réduisant ainsi le temps d'articulation.

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