Why Women Approve of Affirmative Action: The Study of a Predictive Model

Authors:
Francine Tougas, Ann M. Beaton, France Veilleux
Published Online:
27 Sep 2007
DOI:
10.1080/00207599108247164
Pages:
761–776
Volume/Issue No:
Volume 26 Issue 6

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The self‐interest model has often been used to predict the reactions of advantaged groups to affirmative action. It is argued that self‐interest also plays a role in the genesis of attitudes of disadvantaged groups, such as women. More precisely, it is hypothesised that considerations of personal interest have an impact on considerations of collective interest which in turn have an impact on the sense of collective relative deprivation (CRD).

In the past, it was shown that women who felt collectively deprived approved of strategies designed to eliminate systemic barriers. No link was found, however, between CRD and preferential treatment. Women, in majority, were opposed to this strategy. On the basis of a model introduced by Taylor and McKirnan (1984), it is argued that women who have experienced discrimination on the basis of sex in spite of the introduction of affirmative action strategies may support preferential treatment. The hypotheses were integrated in a model and tested using LISREL causal modelling.

In total, 197 female francophone workers participated in the study. They were all employed in a large firm where in the last five years attempts were made to reduce sex asymmetries. These efforts however were not successful; the percentage of women in non‐traditional jobs increased by only 2%.

The proposed model was tested successfully. The results are discussed in light of previous paradigms and practical implications.

Le “self‐interest” a souvent été utilisé dans la prédiction des réactions des membres de groupes avantagés à l'action positive. Nous soutenons que le self‐interest joue également un rôle dans la formation d'attitudes des membres de groupes désavantagés, comme les femmes. Plus précisément, nous postulons que les considérations d'intérêt personnel ont un impact sur les considérations d'intérêt collectif qui, à leur tour, influencent le sentiment de privation relative collective (PRC) éprouvé.

Par le passé, il a été démontré que les femmes qui se sentent collectivement défavorisées appuient les stratégies visant à éliminer les barrières systémiques. Aucun lien n'est cependant ressorti entre la PRC et le traitement préférentiel. En majorité, les femmes se sont opposées à cette stratégie. A la lumière d'un modèle présenté par Taylor et McKirnan (1984), nous postulons que des femmes ayant une expérience de discrimination de sexe en dépit de l'introduction de stratégies d'action positive pourraient être favorables au traitement préférentiel. Les hypothèses ont été regroupées dans un modèle vérifié à l'aide de la technique LISREL.

En tout, 197 employées francophones ont participé à cette étude. Elles étaient toutes au service d'une grande entreprise où, depuis cinq ans, des mesures ont été prises pour enrayer la discrimination de sexe. Ces mesures n'ont pas eu les résultats escomptés: le pourcentage de femmes dans les postes non‐traditionnels s'est accru de 2% seulement.

Le modèle proposé a été vérifié. Les implications théoriques et pratiques des résultats sont discutées.

© 1991 International Union of Psychological Science