Procedural Justice and Culture

Authors:
E. Allan Lind, P. Christopher Earley
Published Online:
27 Sep 2007
DOI:
10.1080/00207599208246877
Pages:
227–242
Volume/Issue No:
Volume 27 Issue 2

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The past fifteen years have seen the development of a considerable research literature on the social psychology of procedural justice (see Lind & Tyler, 1988, for a review). Procedural justice research reveals some serious shortcomings in the exchange theories that have traditionally dominated Western analyses of the social psychology of groups, and in so doing, the procedural justice literature has important ramifications for cross‐cultural psychology. Results from a number of studies conducted in the United States and Western Europe show that individualistic, self‐interest based models of human behaviour are insufficient to explain procedural justice phenomena. Instead, procedural justice effects frequently reveal strong group‐oriented concerns and motivations even in cultural contexts generally thought to be characterized by individualistic orientations. The research literature also shows that if a group's procedures are judged to be fair, people are more likely to show group‐oriented behaviour and to hold more favourable attitudes toward the group and its leaders. These findings have led to the development of a theory of justice judgments—the Lind and Tyler group‐value theory—which is based on group norms and relations rather than on social exchange theory. We describe a general model of social behaviour that integrates group‐ and individually‐oriented behaviour, and we discuss the implications of the model for social and cross‐cultural psychology.

Au cours des quinze dernières années, un développement considérable dans le nombre de publications portant sur la psychologie sociale de la justice procédurale a été observé (voir Lind & Tyler, 1988, pour une recension des écrits). La recherche sur la justice procédurale a révélé quelques sérieux problèmes par rapport aux théories d'échange qui ont traditionnellement dominé les analyses occidentales de la psychologie sociale des groupes et ce faisant, les écrits sur la justice procédurale ont créé d'importantes ramifications pour la psychologie inter‐culturelle. Des résultats provenant d'un grand nombre d'études menées aux Etats‐Unis et en Europe de l'Ouest ont démontré que les modèles individualistes de comportement humain, basés sur l'intérêt personnel, sont insuffisants pour expliquer le phénomène de justice procédurale. A la place, des effets de justice procédurale révèlent fréquemment des préoccupations et des motivations fortes pour les orientations de groupe, même dans les contextes culturels que l'on croit généralement être caractérisés par des orientations individualistes. Les écrits portant sur la recherche démontrent également que si les procédures d'un groupe sont jugées équitables, il est plus probable que les gens adoptent un comportement orienté vers le groupe et présentent des attitudes plus favorables vis à vis du groupe et ses dirigeants. Ces résultats ont mené au développement de la théorie des jugements de justice—la théorie des valeurs de groupe de Lind et Tyler—qui est basée sur les relations et les normes de groupe plutôt que sur la théorie de l'échange social. Un modèle général de comportement social qui intègre les comportements d'orientation de groupe et d'orientation individuelle est décrit et les implications de ce modèle pour la psychologie sociale et inter‐culturelle sont discutés.

© 1992 International Union of Psychological Science