Metacognition, Metalanguage and Metapragmatics

Authors:
Jean Emile Gombert
Published Online:
27 Sep 2007
DOI:
10.1080/00207599308246942
Pages:
571–580
Volume/Issue No:
Volume 28 Issue 5

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In this article, the author briefly reports John Flavell's analysis of metacognition. By attempting to integrate metalinguistic activities into this analysis, the author brings to light several interesting characteristics of the field of metalinguistics and its current state of research.

Firstly, it appears that, unlike other meta‐abilities, the metalinguistic abilities are defined in terms of their objects. On this basis, metalinguistic activities are at least partially independent of other metacognitive activities.

Secondly, it appears that the position of metapragmatics in relation to metalinguistics is in need of greater clarification. In particular, it seems necessary to draw a distinction between metapragmatic knowledge and metapragmatic experience. The fact that this distinction is not usually made contributes to the heterogeneity of this field of study and gives rise to fruitless controversy.

Finally, the analysis reveals that the manipulation of writing mobilises aspects of metalinguistic knowledge which are not mobilised spontaneously through speech. The study of where this knowledge is positioned and of the cognitive burden its manipulation represents at various levels of reading and writing ability has yet to be developed.

Dans cet article, l'auteur rappelle brièvement l'analyse que John Flavell fait de la métacognition et tente d'y intégrer les activités métalinguistiques. Cet exercice met en évidence quelques caractéristiques intéressantes du champ métalinguistique et de l'état actuel de son étude.

D'abord, il apparaît que, contrairement aux autres métacapacités, les capacités métalinguistiques se définissent par leurs objets. Dès lors, les fonctionnements métalinguistiques sont au moins en partie orthogonaux aux autres fonctionnements métacognitifs.

Ensuite, il apparaît que la position du métapragmatique par rapport au métalinguistique doit être précisée. En particulier, il semble nécessaire de bien différencier les connaissances métapragmatiques des expériences métapragmatiques. Le fait que cette distinction ne soit généralement pas opérée contribue à l'hétérogénéité de ce champ d'étude et engendre de fausses controverses.

Enfin, l'analyse révèle que la manipulation de l'écrit suscite la mobilisation de connaissances métalinguistiques non mobilisées spontanément à l'oral. L'étude de la place de ces connaissances et de la charge cognitive que représente leur manipulation aux divers niveaux d'expertise de la lecture et de l'écriture est à développer.

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