Relations interculturelles de jeu à l'école élémentaire: une étude en contexte québécois hors de Montréal

Authors:
Nicole Chiasson, Jacques Proulx, Claude Charbonneau
Published Online:
27 Sep 2007
DOI:
10.1080/00207599308246962
Pages:
775–788
Volume/Issue No:
Volume 28 Issue 6

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Dans le but de connaître la généralisation de données recueillies auprès d'enfants américains de race blanche et de race noire, cette recherche a porté sur la tendance d'enfants québécois francophones de lre, 3e et 4e années du primaire à partager leurs jeux avec les 25% d'enfants d'origines asiatique et latino‐américaine de leur classe. S'aidant d'une photo du groupe, chaque sujet pouvait indiquer tous les enfants avec qui il aime ou n'aime pas jouer à la récréation. Outre une préférence pour les relations de même sexe, les résultats montrent, comme dans les études antérieures, une tendance, chez les Québécois, à partir de la troisième année, à créer des réseaux de relations où les néo‐Québécois n'ont pas toute leur place. Par contre, ces derniers ne sont pas rejetés et bien peu d'enfants québécois les excluent complètement. Ces données sont mises en relation avec les caractéristiques générales de la population québécoise.

Research on interracial relationships between children has been widely done with white and black American children. The present study was conducted in a middle‐sized town in Quebec in order to assess the tendency of French‐speaking children, in the 1st, 3rd and 4th grades, to spend playtime with the 25% of their classmates who are Asian and Latin‐American. Using a class picture, each subject could identify all the children with whom he liked or did not like to play. Besides confirming a same‐sex preference, the results show, as in previous studies, a tendency of the French‐speaking children, starting at the 3rd grade level, to establish a network of relationships where the children from the Asian and Latin‐American ethnic groups were not totally integrated. However, these children are not shut out and very few French‐speaking children exclude them totally. These results are analysed in relation with general characteristics of the French‐speaking people of Quebec.

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