Handedness on Tristan da Cunha: The Genetic Consequences of Social Isolation

Authors:
I. C. McManus, M. P. Bryden
Published Online:
27 Sep 2007
DOI:
10.1080/00207599308246966
Pages:
831–843
Volume/Issue No:
Volume 28 Issue 6

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Provins (1990) has suggested that the apparently low incidence of left‐handedness on the island of Tristan da Cunha is the result of social pressures such as deference to authority and group conformity, and that “any genetic factor determining left‐handedness must be very weak”. Here we use a large number of Monte Carlo simulations (n = 10,825) of the growth of the population of Tristan da Cunha from 1827 to 1961, to show that if the original population was randomly selected from a large population with a typical gene‐frequency, then a combination of founder effects, genetic drift and evolutionary bottlenecks can readily explain the fairly low incidence of left‐handedness that was found. Indeed in 15% of the simulations the c‐allele, which is postulated to be responsible for left‐handedness, has disappeared entirely, resulting in a population with no left‐handers at all. The data from Tristan da Cunha are therefore entirely compatible with a genetic model of left‐handedness.

Provins (1990) avait suggéré que l'incidence apparemment faible des gauchers sur l'île de Tristan da Cunha était le résultat de pressions sociales telles la déférence envers l'autorité et le conformisme de groupe, et que “toute détermination génétique de la latéralité gauche devrait être très faible”. Dans cette étude, nous avons utilisé un très grand nombre de simulations de Monte Carlo (n = 10,825) de la croissance de la population sur Tristan da Cunha, de 1827 à 1961, afin de démontrer que si la population originale était choisie au hasard à partir d'une population plus large possédant un facteur génétique typique, alors une combinaison d'effets des pères fondateurs, de la dérive génétique et de goulots d'étranglement évolutionnaire pourrait facilement expliquer l'incidence relativement faible de gauchers qui a été trouvée. En fait, dans 15% des simulations, le “C‐allele”, lequel serait responsable de la latéralité gauche, aurait complètement disparu, ce qui aurait résulté en une population totalement dépourvue de gauchers. Les données sur Tristan da Cunha sont par conséquent parfaitement compatibles avec un modèle génétique de la latéralité gauche.

© 1993 International Union of Psychological Science