Coherence and Truth: A Cognitive Model of Propositional Truth Attribution

Authors:
Serge Baudet, Sandra Jhean‐Larose, Denis Legros
Published Online:
27 Sep 2007
DOI:
10.1080/00207599408246547
Pages:
319–349
Volume/Issue No:
Volume 29 Issue 3

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The truth value assigned to a proposition is treated by philosophers, logicians, and most psychologists as an abstract construct, a theoretical object outside the cognitive system. Breaking away from this consensus, we propose to carry out a psychological investigation to analyse the objective, verifiable properties of representations categorized as true by human individuals. We shall reject the conception whereby attributing a truth value to a proposition is the result of the activation of knowledge about the truth of that proposition. We shall also exclude the conception of truth as the result of the establishment of a correspondence with the world. We propose that truth be understood as the result of a decision about the values taken on by the conditions for fulfilment of the act of referencing in a mental model. Our cognitive model of propositional truth attribution is built on the assumption that the truth value of a proposition is determined by the ability of that proposition to fit into the theory of the field to which it refers. This attribution is viewed as a two‐stage cognitive activity. During the first stage, the features defining the coherence of the proposition in the activated mental model determine its plausibility value. This defines a generally inconsistent set of truth candidates. The second stage involves selecting the subset containing all propositions which, in context, will be considered true. Two selection criteria are used: maximum consistency and connectivity. The preliminary experimental results proved to be compatible with the proposed model.

La vérité associée à une proposition est traitée par les philosophes, les logiciens et la plupart des psychologues comme une construction abstraite, un objet théorique extérieur au système cognitif. En rupture avec ce consensus, nous proposons de mener une investigation psychologique qui vise à analyser les invariants objectifs et testables des représentations catégorisées comme vraies par l'individu humain. Après avoir rejeté une conception selon laquelle attribuer une vérité à une proposition serait le résultat de l'activation d'une connaissance sur le vrai de cette proposition et après avoir écarté la conception d'une vérité comme résultat de l'établissement d'une correspondance au monde, nous proposons de considérer la vérité comme l'occurrence d'une information portant sur les valeurs prises par les conditions de satisfaction de l'acte de référenciation dans un modèle mental. Notre modèle cognitif d'attribution de la vérité propositionnelle est construit à partir de l'hypothèse d'une vérité déterminée par la capacité d'une proposition à s'intégrer dans la théorie du domaine auquel elle réfère. Cette attribution est envisagée comme une activité cognitive que l'on peut décomposer en deux phases principales. Lors de la première phase, les caractéristiques de cohérence de la proposition dans le modèle mental activé déterminent sa valeur de plausibilité. Un ensemble généralement non consistant de candidats‐vrais est ainsi construit. La seconde phase consiste à sélectionner le sous‐ensemble qui, dans le contexte, sera considéré comme comprenant les propositions vraies. Deux critères de sélection sont retenus: la consistance maximale et la plus grande connexité. Les premiers résultats expérimentaux s'avèrent compatibles avec le modèle proposé.

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