Is Written Language Production More Difficult Than Oral Language Production? A Working Memory Approach

Authors:
Béatrice Bourdin, Michel Fayol
Published Online:
27 Sep 2007
DOI:
10.1080/00207599408248175
Pages:
591–620
Volume/Issue No:
Volume 29 Issue 5

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Is written language production more difficult than oral language production? Probably, yes. But why?

Several experiments were conducted in order to test the impact of low‐level activities involved in writing on the performance of higher‐level activities also involved in writing. Three assumptions were made: (1) the capacity of working‐memory is limited, (2) every component of writing has a cognitive load, and (3) every increase in the load devoted to the activity of one component would lead to a decrease in the remaining resources available for the other components. These low‐level activities are more resource‐consuming in children than in adults because children have not yet automated these activities. So, it was hypothezised that the difficulties encountered by children in dealing with the low‐level activities would have a negative impact on the performance of higher activities.

To test that hypothesis, a serial recall paradigm was used. Adults and children were asked to recall series of words, either orally or in writing. The results showed that: (1) serial recall of children, but not of adults, was weaker with writing as compared to speaking; (2) the slowness of writing relative to speaking did not explain these results; and (3) the difficulties of graphic and of orthographic transcription were partially responsible for these results.

These results are discussed in the general framework of production models.

Est‐ce que la production écrite est plus difficile que la production orale? La réponse est probablement que oui. Mais pourquoi?

Plusieurs expériences ont été conduites afin de déterminer l'impact des activités de bas niveau sur les performances d'activités de plus haut niveau elles aussi relatives à la production écrite. Trois postulats ont été considérés: (1) la capacité de la mémoire de travail est limitée, (2) chaque composant de la production écrite a un certain coût cognitif, (3) lorsqu'un composant présente un coût cognitif élevé, il limite les ressources disponibles pour les autres composants. Le coût des activités de bas niveau est beaucoup plus élevé chez les enfants, que chez les adultes, car ils n'ont pas encore automatisé les activités de bas niveau. Ainsi, les difficultés rencontrées par les enfants dans les activités de bas niveau devraient avoir un impact négatif sur les performances des activités de plus haut niveau.

Pour tester cette hypothèse, une tâche de rappel sériel a été utilisée avec des adultes et des enfants. Les sujets devaient rappeler des séries de mots à l'oral et à l'écrit. Les résultats montrent que (1) seuls les enfants obtiennent de meilleures performances à l'oral qu'à l'écrit, (2) la lenteur de l'écrit n'explique pas ce résultat, (3) les difficultés de transcription graphique et d'orthographe sont, partiellement, responsables de ces résultats.

Ces données sont rapidement discutées dans le cadre d'un modèle général de production.

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