Task Specificity in the Use of Words in Mathematics: Evidence from Bilingual Problem Solvers

Authors:
Allan B.I. Bernardo
Published Online:
21 Sep 2010
DOI:
10.1080/002075996401188
Pages:
13–27
Volume/Issue No:
Volume 31 Issue 1

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Mathematics is often said to be a different language in itself. Three experiments were conducted to show some evidence for this common notion. It was hypothesized that in math word problem solving, people interpret words like “more” and “less” in specialized ways that are specific to the task of math word problem solving. Subjects were given texts with quantitative information, but the texts were framed either as math problems or as stories, and were written either in English or Filipino. Subjects were then asked to verify statements that describe quantitative relations given in the text; these relations either stated an exact or an inexact quantitative difference. The verification responses and verification times in three experiments show that subjects more often accepted the inexact difference as true when the text was framed as a story compared to when framed as a problem. These results support the hypothesis that the use of the specialized meaning is specific to the task of solving word problems in math. The data were equivocal about the role of the language used in the operation of this knowledge. The results were discussed in terms of the implications of specificity of knowledge, context sensitivity, and the possible role of language use in the process of learning and developing mathematical knowledge.

On dit souvent que les mathématiques sont en elles‐měmes une langue entièrement différente. Trois expériences furent menées pour mettre en evidence cette idée générale. L'hypothèse était qu'on interprète les mots tels que “plus” et “moins”, mots qu'on utilise dans les problèmes mathématiques exprimés linguistiquement, d'une manière spécialisée qui est propre à la tâche. Dans ces deux expériences, on a donné aux participants des textes (écrits soit en anglais soit en philipin) contenant des informations quantitatives mais ces textes étaient rédigés soit comme des problèmes de mathématiques soit comme des histoires. Les participants devaient vérifier les phrases qui décrivaient les relations quantitatives données dans le texte. Ces relations présentèrent une difference quantitative exact ou inexacte. Les réponses de vérification et le temps de vérification dans les trois expériences révèlent que les participants acceptèrent plus souvent comme vraie la différence inexacte quand le texte était rédigé comme une histoire que lorsqu'il était rédigé comme un problème. Ces résultats soutiennent l'hypothèse que l'usage du sens specialise d'un mot est propre à la tâche de répondre à des problèmes mathématiques exprimés linguistiquement. Les données ne sont pas très claires en ce qui concerne les rôles de l'usage d'une langue particulière à l'opération de cette connaissance. Mais celles de temps de verification étaient peu concluants. Les résultats sont discutés sur le plan des implications de la spécificité de connaissance, de la sensibilité au contexte et du rôle possible de la langue dans le processus d'apprentissage de la connaissance mathématique.

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