Effet d'un scénario d'interaction dans la résolution d'un problème chez des enfants de 5–6 ans

Authors:
René Demerval
Published Online:
21 Sep 2010
DOI:
10.1080/002075998400510
Pages:
137–152
Volume/Issue No:
Volume 33 Issue 2

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Cette étude a pour objectif de spécifier l'hypothèse selon laquelle les progrès individuels consécutifs à une corèsolution de problème sont liés aux rôles que s'attribuent spontanément les partenaires. Des enfants de 5–6 ans sont répartis en trois groupes expérimentaux. Dans un groupe, dit en interaction socio‐règulée, des dyades sont constituées et chaque partenaire se voit attribuer un rôle ajusté à la résolution de problème. Dans un autre groupe, également constitué de dyades, les sujets sont libres d'organiser leur activité de résolution. Enfin, le dernier groupe est composé de sujets ayant à résoudre seuls le problème. Au cours du traitement expérimental, la résolution de problème est facilitée par la présence d'un outil qui régule l'activité des sujets. Il est supposé que les rôles attribués aux sujets du groupe en interaction socio‐régulée permettent la médiation sémiotique de la régulation et la différenciation des activités de résolution. Les résultats indiquent que les sujets en interaction libre ont les meilleures performances uniquement au cours du traitement expérimental et que les sujets en interaction socio‐régulée ont les meilleures performances uniquement lors du post‐test individuel différé. Les résultats sont discutés en référence aux systèmes de régulation de l'activité dans lesquels sont insérés les sujets et aux mécanismes permettant l'appropriation de cette régulation.

Children aged 5–6 years performed a problem‐solving task designed to investigate the source of cognitive gain observed after peer social interaction. In a joint problem‐solving context, pairs of subjects had to work by using a tool whose function was to facilitate and regulate their solving activity. The role of each partner in the dyads was established by the experimenter in the “socio‐regulated interaction” group but not in the “free interaction” group. A control group of single children was also included in the present study. The assumption was that role allocation would facilitate semiotic mediation and lead to differentiation in the solving activities. The “free interaction group” obtained the highest performance in the joint problem solving context, whereas a delayed post‐test revealed that “socio‐regulated interaction” leads to the highest improvements in individual performance. These findings are discussed with reference to the activity‐regulation systems and the appropriation mechanisms of regulation.

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