Implicit attitudes towards meat and vegetables in vegetarians and nonvegetarians

Authors:
Jan De Houwer, Els De Bruycker
Published Online:
13 Aug 2008
DOI:
10.1080/00207590601067060
Pages:
158-165
Volume/Issue No:
Volume 42 Issue 3

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Une recherche antérieure, dans laquelle les mesures auto‐rapportées ont été utilisées, a montré que les végétariens ont des croyances plus négatives à propos de la viande que les non végétariens. Une limite importante de cette recherche est qu'elle n'a pas examiné les différences dans les réactions affectives spontanées (c.‐à‐d. les attitudes implicites) envers la viande et d'autres types de nourriture. Nous avons donc mené une nouvelle étude dans laquelle non seulement des mesures auto‐rapportées furent utilisées, mais aussi deux tâches qui ont été développées pour évaluer les attitudes implicites: le Test d'association implicite (TAI) et une version illustrée de la Tâche extrinsèque affective de Simon (TEAS). Ces deux mesures ont révélé que les attitudes implicites envers les légumes (comparativement aux attitudes implicites envers la viande) étaient plus positives chez les végétariens que chez les non végétariens. En accord avec les résultats antérieurs, les mesures auto‐rapportées ont montré que, comparativement aux non végétariens, les végétariens avaient des attitudes plus positives envers les légumes et des attitudes plus négatives envers la viande. Le TAI et le TEAS ont tous les deux été corrélés de façon attendue avec les attitudes auto‐rapportées. Une régression logistique a montré que les attitudes auto‐rapportées constituaient un prédicteur presque parfait de l'appartenance au groupe (végétarien ou non végétarien) et que l'addition des mesures TAI et TEAS comme prédicteurs n'améliorait pas la prédiction. Les résultats suggèrent que les végétariens et les non végétariens diffèrent dans leurs réactions affectives spontanées envers les légumes ou la viande. De plus, ces résultats appuient la validité du TAI et du TEAS comme mesures des différences individuelles dans les attitudes. Les attitudes implicites peuvent influencer les comportements alimentaires indirectement en biaisant la décision de devenir végétarien ou en déterminant dans quelle mesure il est difficile pour quelqu'un de maintenir une diète végétarienne.

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