Does young adults’ preferred role in decision making about health, money, and career depend on their advisors’ leadership skills?

Authors:
Rocio Garcia‐Retamero, Mirta Galesic
Published Online:
25 Jun 2012
DOI:
10.1080/00207594.2012.688135
Pages:
492-501
Volume/Issue No:
Volume 48 Issue 4

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Peu de données empiriques permettent de comprendre comment la prise de décision concernant la santé diffère de celle concernant d'autres domaines cruciaux de la vie comportant moins de conséquences menaçantes. Pour jeter un peu de lumière sur le sujet, nous avons mené une étude auprès de 175 jeunes adultes dont l’âge moyen est de 19 ans. Nous avons présenté aux participants des scénarios impliquant des conseillers offrant leur assistance dans la prise de décision concernant la santé, l'argent et la carrière. Pour chacun des scénarios, les participants doivent indiquer jusqu’à quel point ils voudraient que le conseiller affiche différents styles de leadership et différentes compétences, et quel rôle (actif, collaborateur ou passif) ils préfèrent jouer eux‐mêmes dans la prise de décision. Les résultats montrent que la prise de décision au sujet de la santé se distingue de celle concernant les autres domaines, de trois façons. Premièrement, la plupart des participants préfèrent déléguer au médecin la prise de décision à propos de leur santé, alors qu'ils veulent collaborer ou jouer un rôle actif dans prise de décision au sujet de leur carrière ou de l'argent. En second lieu, les compétences et le style de leadership recherchés chez le médecin diffèrent largement de ce qui est souhaité chez les conseillers dans les deux autres domaines. Les participants s'attendent à ce que les médecins démontrent plus de leadership transformationnel que les conseillers en finance ou en choix de carrière. Le leadership transformationnel est le plus efficace dans un large éventail d'environnements. Finalement, le désir des participants de partager la prise de décision avec leur médecin est fortement lié au fait qu'ils préfèrent que le médecin fasse preuve d'un leadership efficace. Au contraire, dans les deux autres domaines, la motivation des sujets à participer à la prise de décision n'est pas liée aux préférences concernant le leadership ou les compétences du conseiller. Nos résultats ont des implications pour la pratique médicale puisqu'ils suggèrent que les médecins doivent posséder des habiletés de leadership supérieures.

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