LATERAL DIFFERENCES IN NORMAL MAN AND LATERALIZATION OF BRAIN FUNCTION*

Authors:
Paul Bertelson
Published Online:
27 Sep 2007
DOI:
10.1080/00207598208247441
Pages:
173-210
Volume/Issue No:
Volume 17 Issue 1-4

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On examine l'histoire des travaux sur les différences latérales (DLs) et on tente une évaluation de leur situation actuelle et des problèmes conceptuels et méthodologiques qu'ils posent. Le travail contemporain est motivé principalement par la notion que les DLs reflètent la latéralisation des fonctions cérébrales et offrent donc le moyen d'étudier les fonctions des hémisphères chez les sujets normaux. La recherche sur les DLs dans la reconnaissance visuelle a d'abord été menée, toutefois, dans un cadre conceptuel complètement différent. L'avantage du champ visuel droit pour la reconnaissance des mots et des lettres a d'abord été considéré comme résultant de l'ordonnancement de gauche à droite de l'écriture latine qui crée des occasions d'apprentissage perceptif différentes dans les deux hémichamps, ou, comme il a été considéré plus tard, crée des habitudes de balayage de gauche à droite. Par contre, l'avantage de l'oreille droite dans l'écoute dichotique a été, dès sa découverte par Kimura, mis en relation avec la latéralisation du contrôle de la parole dans l'hémisphère gauche. La possibilité que les effets d'hémichamps soient également en relation avec la spécialisation hémisphérique a été considérée alors sur la base des effets de la dominance manuelle et des corrélations entre DLs et données de la pathologie. Après une résistance initiale considérable, la notion a fini par ětre largement admise. Tandis que les premiers travaux étaient conçus en termes de catégories larges de tâches ou de matériel stimulant, des approches plus analytiques ont été développées ensuite, et les chercheurs ont essayé de spécifier les opérations particulières qui sont responsables des DLs observées. On a montré qu'une měme tâche peut donner lieu à des patrons d'assymètrie différents en fonction du mode opératoire particulier qui est adopté. Les méthodes chronomètriques ont permis d'isoler des stades de traitement différemment latéralisés, et des hypothèses spécifiques ont été avancées concernant le niveau de traitement où les DLs trouvent leur origine. Concernant le mécanisme des DLs, l'interprétation la plus fréquente est basée sur la notion d'accès direct, c'est‐à‐dire d'un avantage associé à la projection primaire dans l'hémisphère compétent. Selon que la localisation de l'opération critique est stricte ou relative l'une des deux versions de l'accès direct, appelées respectivement le modèle du relais calleux et le modèle de l'efficience est d'application. D'autres mécanismes mettant en jeu l'activation hémisphérique, ou amorçage, et l'interférence entre opérations en compétition pour la capacité de traitement hémisphérique, ont aussi été considérées, et apparemment apportent leur contribution, à côté du mécanisme de l'accès direct, aux DLs observées. Il y a aussi d'autres sources de DLs que l'assymétrie cérébrale, un point qu'on a tendance à perdre de vue avec la focalisation actuelle de l'intérět sur la spécialisation hémisphérique. Měme dans les cas où le rôle de la spécialisation hémisphérique est établi, d'autres déterminants peuvent venir amplifier ou masquer son influence, comme on l'a montré pour les effets de latéralité auditifs. Les tentatives actuelles de réaliser des caractérisations dichotomiques simples et générales des fonctions hémisphériques, comme celle en termes de l'opposition entre traitement holistique et traitement analytique, sont décrites. On suggère que ces entreprises sont prématurées et reflètent une sous‐estimation de la complexité du problème. On soutient (1) que le présent catalogue de DLs enregistrées est trop étroit et trop biaisé pour offrir une base à des généralisations ambitieuses; (2) qu'une explication convaincante du phénomène de latéralisation implique que l'on comprenne son origine évolutive; (3) qu'elle implique aussi une compréhension plus avancée des divers mécanismes, y compris les interactions interhémisphériques, qui interviennent entre les compétences hémisphériques et la performance.

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